Guinea
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La Guinée maintient 4,7% de croissance, supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (Issoufou, FMI)

Le COVID-19 et la récente crise en Ukraine n’ont pas impacté la croissance de notre pays. Selon les résultats d’une étude menée par le Fonds Monétaire International (FMI) dont les résultats ont été restitués hier mercredi à Conakry à l’occasion d’un séminaire, l’économie guinéenne est restée résiliente avec 4,7%.

À travers un panel sur les perspectives économiques régionales de l’Afrique subsaharienne », les réflexions ont été orientées sur les politiques macroéconomiques de ces pays. 

À la suite de sa présentation, Dr Salifou Issoufou a indiqué qu’il y a eu ralentissement au niveau de l’activité mondiale, mais aussi un resserrement des conditions financières au niveau international dû au fait que les banques centrales ont commencé à rehausser leur taux directeur. A ajouter à cela, la volatilité des produits de base, des produits énergétiques qui ont négativement impacté l’activité économique et l’Afrique subsaharienne.

« L’activité économique au niveau de l’Afrique subsaharienne devrait se ralentir cette année puis se modérer l’année prochaine. Cela à cause de la crise sanitaire due au COVID-19 et à la guerre en  Ukraine», a confié le représentant résident du FMI en Guinée, poursuivant que l’inflation de notre pays est restée à peu près de 12/2 %, au même niveau que l’année dernière. Ce qui revient à dire selon lui que la dette elle, est estimée à 40%, ce qui est inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, qui, se situe à 60%.

Pour remédier à cela, l’aide internationale semble être primordiale, à en croire Dr Issoufou. Déjà, un certain nombre de recommandations sont émises par le FMI, recommandations qui tournent autour de quatre 4 priorités. 

« La première, c’est de venir en aide aux plus vulnérables, en adressant la question de sécurité alimentaire. La deuxième, c’est l’inflation et la politique monétaire.

La troisième, ce sont les finances publiques, en continuant avec la consolidation budgétaire pour une stabilité macroéconomique et financière et la quatrième et dernière, c’est la croissance verte, durable et inclusive», a-t-il signifié.

Pendant ce séminaire, les thématiques comme: la sécurité alimentaire, la croissance verte, les finances publiques, inflation et politique monétaire (…) ont été développés. Parmi les panélistes, le ministre Moussa Cissé de l’Economie et des Finances.

À sa prise de parole, il a fait savoir qu’au niveau des finances publiques, la Guinée a fait une mobilisation des recettes liquides qui se chiffrent à date,  à l’ordre de 72% au niveau des différentes régies par rapport à l’exercice 2021.

Il faut rappeler que cette étude est faite au compte de l’édition d’octobre 2022  sur la corde raide. 

Sâa Robert KOUNDOUNO