Guinea
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Lutte contre la traite des personnes : c’est parti pour la formation des acteurs des organisations de la société civile  et communautaires de Labé.

En prélude à la journée mondiale contre la traite des êtres humains commémorée chaque 30 juillet, l’organisation internationale pour les migrations (OIM) en collaboration avec le haut-commissariat des Nations Unies pour les  Droits de l’Homme et le Gouvernement guinéen sous le financement de l’union Européenne, ont lancé ce mercredi 19 juillet 2023 à Labé une session de formation régionale des acteurs de la société civile et des communautés sur l’approche sécuritaire dans le cadre de la lutte contre la traite des personnes. Une cérémonie rehaussée par la présence de l’ensemble des partenaires techniques et financiers autour des représentants du gouvernement et des agences des Nations Unies.

C’est Aboubacar Sidiki Camara, le président du comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées qui a donné le ton. « Nous tenons cette rencontre dans le cadre d’une série d’activités que le ministère à travers le Comité national de lutte contre la traite des personnes et pratiques assimilées avec le concours des partenaires techniques et financiers notamment l’Organisation internationale pour les migrations, ONU droits de l’homme,  et l’Expertise France. Vous n’êtes pas sans savoir que le Gouvernement guinéen développe assez d’initiatives en matière de lutte contre la traite des personnes et ses initiatives sont soutenues par les partenaires techniques et financiers. L’un des projets d’appui aux initiatives du Gouvernement guinéen c’est le projet basé sur l’approche de sécurité humaine pour autonomiser et protéger les individus contre la traite des êtres humains » déclare-t-il.

Pour la circonstance, le gouverneur de la région administrative de Labé s’est fait représenter par son directeur de cabinet. Elhadj Boubacar Tounkara, a souhaité la bienvenue aux honorables hôtes. « C’est pour moi un honneur et un agréable plaisir de prendre la parole ici au nom de monsieur le gouverneur de région en mission pour vous souhaiter une cordiale bienvenue et un agréable séjour de travail dans la cité de Karamoko Alpha mo Labé. Notre présence ici ce matin est relative à l’ouverture de l’atelier régionale de formation des acteurs de la société civile  et communautaires sur l’approche sécurité humaine et la lutte contre la traite des personnes organisé par l’Organisation internationale pour les migrations et le Bureau du Haut-commissariat des nations unies pour  les droits de l’homme » en collaboration avec  Ministère de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables »,  a-t-il rappelé.

Madame Ana Fonseca, cheffe de mission OIM Guinée a de son côté partagé l’objectif de ladite formation. « Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au Gouvernement guinéen représenté ici par monsieur le gouverneur de région pour avoir gracieusement accueilli cet événement dans la région de Labé. L’objectif de cet atelier c’est de sensibiliser les communautés sur l’évolution de la tendance de la traite des êtres humains dans notre pays tout en encourageant l’implication de tous les acteurs pour intensifier leurs efforts et renforcer la prévention, la protection et le partenariat dans la lutte contre la traite. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé : ‘’ l’approche de la sécurité humaine pour autonomiser et protéger les individus contre la traite des personnes en République de Guinée », entame-t-elle.

Et de poursuivre : « après Labé, des formations et sessions de travail se poursuivront à Kankan et N’zérékoré. C’est un honneur de voir autant de partenaires engagés et réunis ici, près à unir leur force pour lutter contre la traite. Une pratique malheureusement qui affecte encore aujourd’hui des millions de filles dans le monde notamment en Guinée. Vous savez, j’ai commencé ma carrière il y a 25 ans et un des premiers sujets que j’ai traité au niveau de l’OIM, c’est la traite. 25 ans après, on continue à parler de cette même traite qui continue de s’exprimer de différentes manières. Malheureusement elle est toujours là. La traite des êtres humains représente aujourd’hui une forme moderne d’esclavage qui prive les personnes de leur dignité et leurs droits fondamentaux », a relaté Ana Fonseca, cheffe de mission OIM Guinée.

Aimé N’Tumba Kakolo, représentant du Haut-commissariat des nations unies aux droits de l’homme qui vient à peine de prendre service en Guinée a salué l’engagement de l’ensemble des partenaires. « L’intérêt de cette thématique pour le haut-commissariat des nations unies aux droits de l’homme, justifie ma présence aujourd’hui en cette cérémonie qui marque ma première sortie en tant que représentant du haut-commissariat des nations unies aux droits de l’homme en Guinée. En effet, je n’ai qu’une semaine et demie en Guinée et ma première sortie c’est à Labé ; et cela démontre l’importance que j’ai déjà par rapport à cette thématique sur la traite des personnes. A ce titre, je voudrais tout d’abord saluer et féliciter le Gouvernement guinéen pour son engagement ferme envers la lutte contre la traite des êtres humains et pour sa volonté de renforcer la protection des victimes de ces crimes abjectes » affirme cet autre.

En présidente de séance, l’honneur a échu à madame Aissatou Barry, la cheffe de cabinet du ministère de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables de lancer officiellement les travaux. « Pendant trois jours, vous aurez à échanger autour des thèmes comme le cadre juridique national et international de lutte contre la traite des personnes, le mécanisme national de renforcement des victimes, rôles et acteurs de la société civile dans la lutte contre la traite des personnes. Au sortir de cette session je suis convaincu que vous aurez des outils pouvant vous aider à identifier et à renforcer les victimes pour leur prise en charge. Vous me permettrez d’adresser mes sincères remerciements aux partenaires techniques et financiers notamment l’OIM, l’ONU droits de l’homme, l’ambassade des Etats unies d’Amérique, l’ambassade de japon en Guinée et l’union Européenne pour leur précieux concours dans la réalisation de cette activité. Je tiens une fois encore à vous réitérer l’engagement du gouvernement guinéen à accompagner tous les efforts pour créer un environnement juridique favorable à la protection des droits de l’homme » réitère madame la cheffe de cabinet.