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[Cyclisme] Mondiaux : «Je tiens à faire une bonne course», explique Alex Kirsch

Alex Kirsch a semble-t-il récupéré des efforts de juillet sur le Tour de France. (photo Anouk Flesch)

Le champion national sera, avec Kevin Geniets, l’un des deux leaders de la sélection nationale, dimanche à Glasgow. Il fait le point.

Après le Tour de France, Alex Kirsch est revenu au Luxembourg où, après une courte phase de repos, il a repris le collier en vue de ces Mondiaux. Il s’est aligné sur deux critériums d’après-Tour, à Dijon puis à Dole, histoire de garder le rythme.

Comment avez-vous procédé pour préparer ces Mondiaux qui seront disputés deux semaines après le Tour de France ?

Alex Kirsch : Je suis resté une seule journée sans rouler. Je n’ai pas trop roulé, mais je me suis efforcé de garder le rythme. Dans ce contexte, avec les deux critériums, cela m’a bien arrangé pour faire tourner les jambes. Puis j’ai fait deux belles sorties en début de semaine. J’ai su éviter la pluie.

Que vous inspirent ces Mondiaux de Glasgow  ?

Je pense que cela peut me convenir. On sait que ce sera sélectif, mais il n’y a pas de montées trop dures. Ce sera technique, il faudra être bien positionné. Mais a priori, cela me convient. Ce sera un peu comme une classique.

Vous avez enchaîné le Giro et le Tour de France. Vous le ressentez dans les jambes ?

Bien sûr, je suis fatigué, comme tous ceux qui ont eu ce parcours. Mais justement, lorsqu’on sort d’un Grand Tour, on est costaud dans les jours et semaines qui suivent. Le fait d’avoir participé au Giro avant le Tour ne change rien, je pense. Je suis concentré sur les Mondiaux. Je crois que cela va plus se jouer dans la tête que physiquement. Ici, il était question de retrouver de la fraîcheur, de garder le rythme et d’être mentalement prêt à souffrir pendant près de sept heures.

Vous connaissez bien le contexte des Mondiaux ?

Je n’y ai plus participé depuis 2021, mais je compare ça à une classique.

Vous allez évoluer avec trois autres coureurs, Kevin Geniets, Tom Wirtgen et Cédric Pries. Comment appréhendez-vous la course d’équipe ?

À quatre, c’est suffisant. Il faut des coureurs pour aider. Vu que le parcours est très technique, avec une cinquantaine de virages par tour, il faut être bien placé. Tom (Wirtgen) et Cédric (Pries) pourront aider. Ce sera vraiment super important avant l’entrée du circuit. Sur le circuit même, je pense que ça va casser vite. On peut imaginer que ça va attaquer très tôt. C’est le placement et les jambes qui feront la différence.

Nous sommes deux coureurs à peu près du même niveau. Il nous faut juste essayer d’attraper le bon coup

Avec Kevin Geniets, vous avez déjà abordé ces Mondiaux ?

Pas encore, on était ensemble sur le Tour, mais c’est tellement prenant jusqu’à Paris, qu’on reste concentré jusqu’au bout. On va se retrouver vendredi (aujourd’hui), on va s’entendre. Tactiquement, c’est assez simple, il faut se placer pour bien rentrer sur le circuit final et on peut supposer que ça partira de loin, il n’y aura sans doute pas beaucoup de coureurs à l’arrivée. Avec Kevin, nous sommes deux coureurs à peu près du même niveau, il nous faut juste essayer d’attraper le bon coup.

On va retrouver au départ des coureurs comme vous, qui sortez du Tour, et les autres, comme Remco Evenepoel, qui se sont préparés spécifiquement…

Sur ce genre de parcours explosif avec beaucoup de virages, je pense que c’est mieux d’avoir un Grand Tour dans les jambes. Après, on a encore un coureur comme Remco (Evenepoel) qui est si fort qu’il peut se préparer pour cet objectif comme il le fait.

N’est-ce pas compliqué de parler d’objectifs vous concernant ?

Si, ça l’est. Je tiens à faire une bonne course, mais donner un chiffre, c’est dur. Si j’ai les jambes et si tout se passe bien sur le circuit final, il y a moyen de faire un bon résultat.