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Le ministre français des Armées à Kiev ce jeudi pour ancrer l'aide française dans la durée

Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu est arrivé jeudi à Kiev accompagné d'industriels de la défense pour discuter de l'évolution de l'aide française à l'Ukraine et de partenariats industriels dans un conflit amené à durer, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sébastien Lecornu, ministre des Armées. Photo AFP

Au cours de sa visite, le ministre doit rencontrer son homologue Rustem Oumerov ainsi que le ministre des Industries stratégiques Oleksandr Kamychine.

Les représentants d'une vingtaine d'entreprises françaises spécialisées dans la production de blindés, d'artillerie, de drones, le cyber ou le déminage doivent pour leur part discuter et signer des partenariats avec l'industrie ukrainienne.

Il s'agit par exemple de développer la production sur place de pièces de rechange permettant d'entretenir des équipements livrés par la France.

Ce déplacement intervient à la veille du premier Forum des industries de défense organisé par l'Ukraine et qui doit rassembler, au côté des industriels ukrainiens, plus de 160 sociétés de 26 pays, selon le président Volodymyr Zelensky.

Dix-neuf mois après le début du conflit, le pays, qui ne cesse de réclamer armes et munitions à ses soutiens, se prépare à une guerre longue et entend développer ses propres capacités de production de matériels militaires pour répondre à ses immenses besoins.

Avec l'aide internationale, Volodymyr Zelensky a dit vouloir "créer un arsenal nouveau et puissant pour l'Ukraine et tous les défenseurs du droit international".

"Nous allons produire, nous allons bâtir toutes les infrastructures de production nécessaires étape par étape", "seul moyen de garantir la sécurité de l'Ukraine", avait-il affirmé mardi dans une vidéo sur les réseaux sociaux.

Si la France a déjà fourni à l'Ukraine blindés, canons Caesar, véhicules de transport de troupes VAB ou encore des systèmes de défense sol-air, elle dispose de stocks limités de matériels à céder sous peine d'affaiblir son armée.

Il s'agit pour Paris d'assurer un soutien viable dans la durée en accompagnant la base industrielle ukrainienne.

"On passe d'une logique de cessions à un partenariat industriel qui devient la norme", a-t-on indiqué dans l'entourage du ministre.

Kiev cherche à multiplier les accords de ce type: le constructeur allemand de chars et véhicules blindés Rheinmetall a ainsi installé un atelier de réparation de chars en Ukraine et envisage, au travers d'une co-entreprise créée pour l'occasion, de produire certains de ses équipements en Ukraine.

L'Ukraine a par ailleurs annoncé cet été la production avec la Suède de véhicules de combat d'infanterie CV-90 ou encore la coproduction de systèmes de défense anti-aérienne avec les Etats-Unis, à l'occasion d'une visite de Volodymyr Zelensky à Washington la semaine passée.