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Pourquoi il y a de nouveau une si longue file d’attente devant l’agence Lignes d’azur de Nice

Une chaleur étouffante et une file d’attente interminable devant l’agence Lignes d’azur. On se croirait revenu en juillet, quand la hausse des tarifs a poussé plus de 30.000 usagers vers l’abonnement (nos éditions précédentes). Depuis une bonne quinzaine de jours, il y a la queue devant l’Espace mobilités du boulevard Dubouchage. Du matin au soir. "À l’ouverture, à 7h30, il y a déjà des gens qui attendent. Les premiers depuis presque une heure", souffle, l’air ébaubi, un agent d’accueil.

Une cohorte d’usagers venus, pour la plupart, renouveler leur abonnement annuel arrivé à expiration. "C’est la même chose que les autres années, tempère Gaël Nofri, le président de la régie métropolitaine de transport collectif. Et même moins: nous sommes à 37 minutes d’attente moyenne, avec des pointes à une heure. L’an dernier, c’était nettement plus." De quoi se réjouir? "Non, ce n’est pas satisfaisant, j’en conviens. C’est trop long."

Vaine prévention et arrière-saison chargée

Le patron de Lignes d’azur l’assure: ses équipes ont essayé d’anticiper l’afflux via des campagnes de mails et de SMS invitant les usagers à ne pas attendre la rentrée. "Mais le taux de lecture de nos mails, c’est 18%", regrette-t-il.

Celui qui est aussi adjoint au maire de Nice chargé des Transports préfère voir le verre à moitié plein. Souligne un afflux de vacanciers inhabituel pour l’arrière-saison, boostée par le championnat du monde d’Ironman et la Coupe du monde de rugby. Et puis le temps passé au guichet a fondu: moins de trois minutes, alors qu’on frôlait les cinq en 2022, appuie-t-il.

Le nombre d’abonnements dématérialisés (par internet ou sur les bornes en station) "augmente" pour atteindre "20% en septembre", tente de convaincre Gaël Nofri. "Les choses évoluent progressivement."

Deux pistes d’amélioration

Interrogés vendredi dans la file d’attente, de très nombreux usagers se retrouvent confrontés au même écueil: souscrire ou renouveler un abonnement annuel par internet oblige à régler la totalité de l’année d’un coup.

Pour être mensualisé, la seule solution est de venir à l’agence. Le président de la régie Lignes d’azur en a bien conscience.

"On y travaille. Mais en tant que régie publique, nous sommes confrontés à des contraintes techniques, se défend-il, sans entrer dans les détails. J’ai fixé aux équipes l’objectif d’y arriver rapidement. Ça devrait se faire dans les prochains mois."

Et pourquoi pas envisager un renouvellement par tacite reconduction? Cela éviterait notamment que la situation se représente en juillet 2024… La réponse de Gaël Nofri est la même: "On y travaille."