Madagascar
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Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa : MD en matière de kidnapping en cas de charges suffisantes

Pour faire face au regain des cas de kidnapping, le ministère de la justice veut resserrer l’étau en matière de répression.

Les enlèvements de personnes ont fait les choux gras des journaux ces derniers mois. L’indignation est également au rendez-vous dans l’opinion qui voit derrière les cas qui se multiplient une menace réelle qui plane à son quotidien. Un sentiment de peur commence alors à s’installer et la déliquescence de l’Etat à certain niveau s’invite dans les débats, surtout au niveau des contrées les moins accessibles et beaucoup plus vulnérables à l’insécurité. On cite, entre autres, les faits qui ont fait trembler, depuis janvier, la population dans les districts d’Amparafaravola, d’Anjozorobe, d’Ankazobe, de Tsaratanana où des forces spéciales ont été spécialement déployées depuis Antananarivo, ou dans la commune de Ranotsara sud dans le district d’Ikongo. Ces inquiétudes se font donc ressentir au plus haut niveau avec cette volonté de prendre les choses en main à laquelle s’est fait briller récemment le ministère de la justice. La ministre de la justice, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, affirme être consciente que « la prolifération des cas de kidnapping notamment dans le milieu rural entraînant une psychose générale et sème la terreur au sein de la population toute entière ».  

Peines sévères

Le ministère de la justice remet la pendule à l’heure en rappelant certaines dispositions que ce département a déjà communiqué en 2012 concernant la répression des cas d’enlèvement et de séquestration de personnes. En effet, le département exhorte « plus de rigueur » aux cours et tribunaux dans le cadre du traitement des cas kidnapping. « Les efforts en vue d’éradiquer ces phénomènes d’enlèvement, de rapt, de séquestration de personnes, doivent être poursuivis avec davantage de rigueur » a appelé la ministre de la justice, dans une circulaire qu’elle a fait expédier, récemment, au niveau de tous les démembrements de son département. La ministre veut ainsi que l’étau se resserre autour de leurs auteurs. « Placer sous mandat de dépôt ou requérir le placement sous mandat de dépôt de toute personne déférée au parquet pour ces infractions, en cas de charges suffisantes » entend-elle. « Requérir à l’audience des peines fermes et sévères, chaque fois que les faits sont établis » poursuit-elle. 

Enquête

A en croire à la correspondance de Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, le ministère de la justice compte alors réduire les marges de manœuvres des auteurs des kidnappings. Dès la phase de l’enquête, le ministère de la justice veut pointer son nez et avoir l’œil sur le dossier. Les juges sont « priés » de « prendre en main la direction des enquêtes effectuées par la police judiciaire et lui donner des directives en vue d’approfondir l’enquête et de découvrir aussi bien les instigateurs que les auteurs ainsi que toutes personnes qui y sont impliquées ». Le ministère de la justice ne compte pas non plus prendre du temps dans le traitement des affaires de kidnapping mais veut que la méthode de « traitement en temps réel » soit appliquée stricto sensu. 

Rija R.