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Plume de P : Rêve et manipulation

Rêver, c’est bien. Pouvoir rêver, c’est rassurant. Trop rêver, c’est trompeur. En effet, si l’inaccessible engendre le rêve, il est aussi cause de frustrations.
Et rêver est devenu une maladie épidémique qui se répand comme une trainée de poudre, n’épargnant aucune strate de la société. Réalité souvent trop amère ou pulsions de pouvoir incitent à se créer un monde fantasmagorique : le genre humain est devenu accro à l’imaginaire.
Et cette obsession, les politiciens l’ont attrapée au vol. Manipuler l’espoir est devenu une constante de la conquête du pouvoir et les citoyens ne sont rien que des rêveurs exploités par les politiciens !
En politique, on vend du rêve, des promesses qui, la plupart du temps, ne sont jamais tenues. Mais qu’importe, chez nous, non seulement ne pas les tenir ne discrédite pas, mais un politicien n’est pas tenu à une obligation de résultats.
Alors, un politicien est-il encore vecteur de rêve ? Eh bien, oui et le peuple en redemande ! Pour lui, la première condition en politique est de faire rêver ! Et quand élection il y a, toutes les chances iront à celui qui saura le plus canaliser les rêves de ses compatriotes!
Finalement, vu sous un certain angle, on pourrait dire que tout le monde y gagne. Mais la vérité est toute autre, car en définitif, tout le monde y perd ! Le peuple va de désillusions en désillusions. Quant aux politiciens, ils finissent par se prendre pour des prophètes, à en perdre la boule !
Le rêve est une représentation de ce que l’on désire. Quand il est inaccessible, il devient utopique et conduit au totalitarisme. Et ce cheminement, malheureusement, sied à tout le monde. Certains y trouvent une alternative pour asseoir leur pouvoir quand d’autres y perçoivent une échappatoire pour se dédouaner de toute responsabilité.
Bref, arrêtons de nous torturer l’esprit car, en vérité, nous vivons dans une société où chacun manipule l’autre à son profit et cela, dans la plus grande naïveté !