Mali
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L’An Un de transition entre réalisme et discours creux : quel est le choix ? La population émet des doutes et l’Imam Mahmoud Dicko a lancé la bombe

Tout devient de plus en plus difficile pour  la Transition sur le terrain politique. La population qui soutenait  globalement  la  Transition sans réserve, commence par prendre du recul. L’engouement de la population n’est plus le même.

En vérité, les discours très pointus prononcés par les plus Hautes Autorités  avaient été bien accueillis. Et surtout que le sentiment et l’orgueil de chaque citoyen  avaient été touchés à juste titre. Le mot clé séducteur a été la SOUVERAINETÉ. Toute chose qui a fait naître le sentiment d’un combat collectif contre les ennemis supposés du Mali.

La CEDEAO verra son représentant être chassé du Mali. Ensuite,  suivront l’ambassadeur français à Bamako, l’armée française et l’Union Européenne. De même que  la MINUSMA sera interdite de mouvement sans autorisation préalable. Voilà ce qui a plu à la majorité des citoyens Maliens et même Africains.

Les marches et meeting seront régulièrement organisés pour dénoncer, critiquer et chasser les ennemis supposés du Mali. Les discours, les affiches et slogans se résumeront en : « À BAS LA FRANCE !, À BAS LA CEDEAO ! À BAS L’ONU ! VIVE LA RUSSIE ! “.  Mais le temps passe. Et la rectification de la Transition, donne les signes du plomb dans ses ailes.

Un regard sur tous les ministères, fait constater que dans l’ensemble, c’est inactif.  Aucun résultat concret pour convaincre la population. Mais,   toujours des discours et propos anti-CEDEAO, anti France, voire anti ONU. Sur le terrain de la pratique  politique, rien, comme résultat.

La vie est devenue très chère. Les prix sur les marchés ont augmenté. La question de l’emploi est devenue un casse-tête. Le tourisme est mort à cause de l’insécurité. La culture a sombré. L’énergie et l’eau sont des calvaires. Les volets  de  l’agriculture, dont la pêche et l’élevage, sont totalement paralysés.  Les commerçants et opérateurs économiques, broient  du noir.

La population qui avait par dignité, spontanément décidé de résister à L’Embargo, n’a plus de souffle. La population souffre ! L’Imam Mahmoud Dicko n’a pas pu résister dans son silence. Il est sorti de sa réserve pour lancer sa bombe de vérité crue.  Ces propos ont créé la polémique et sont diversement appréciés. Certes, mais l’Imam Mahmoud  Dicko, n’est pas n’importe qui au Mali. Il est la véritable figure de proue pour le renversement du régime IBK.

C’est bien lui, qui était  l’Autorité Morale, le très respecté, l’éclairé et le Sage du combat de la Rue du mouvement M5-RFP. C’est lui qui dirigeait les grandes prières des vendredis, au Boulevard de l’Indépendance. C’est lui, dont le seul appel faisait trembler en remplissant les rues des foules. En dénonçant et critiquant ouvertement les Autorités de la Transition, l’Imam Mahmoud  Dicko révèle ainsi au grand jour, l’échec de la Transition sur le terrain Politique.

Un an de discours qui n’ont apporté aucun résultat. Des conflits et bras de fer inutiles. Sans moyens ni solution, le réalisme a carrément rattrapé, tous les discours, finalement vides et creux. La population vit la cherté de la vie. Tout le  monde prie  pour que L’Embargo soit levé.

La question du choix entre le réalisme et les discours, se pose. Il faut enfin savoir faire un choix, très vite avant que la population ne se réveille totalement.

Monoko Toaly,

Expert en Communication et Marketing politique

Source : Le Pélican