Mali
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Mali-ONU: ne plus cautionner de mensonges

Le Mali et l’ONU sont-ils en train de fumer le calumet de la paix ? En tout cas depuis un mois, les visites se succèdent et se ressemblent et tous dans le même refrain : processus de retrait de la MINUSMA enclenché par l’adoption de la résolution 2690 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Après la visite du Secrétaire général adjoint chargé de l’appui opérationnel des Nations Unies et de celle du Secrétaire général adjoint aux opérations de paix des Nations Unies, le Secrétaire général Adjoint des Nations Unies à la sûreté et à la sécurité Gilles MICHAUD a débarqué, ce mercredi 23 août 2023, à Bamako pour dit-on, un suivi régulier et un dialogue politique de haut niveau sur le processus de retrait de la MINUSMA». Les parlotes concernaient les défis et les perspectives sécuritaires, non seulement du processus de retrait coordonné et ordonné du personnel civil, des contingents militaires et du matériel de la MINUSMA, mais également de la mise en œuvre des activités programmatiques du Système des Nations Unies après le départ de la mission.

Avant lui, le Secrétaire général Adjoint aux Opérations de Paix des Nations Unies, le français Jean-Pierre LACROIX était venu divertir nos ministres de leurs hautes occupations en mettant sa virée bamakoise dans le cadre du suivi stratégique des opérations de retrait de la MINUSMA et de la poursuite du dialogue politique de haut niveau avec le Gouvernement sur la coopération post-MINUSMA avec le Système des Nations Unies.
Suite à sa visite au Mali, Lacroix affirme que « les Nations Unies continuent de soutenir le pays, même après le retrait de la MINUSMA ». Il exprime sa satisfaction pour la collaboration efficace avec les autorités maliennes concernant le plan de retrait de la MINUSMA. Le vendredi 18 août, lors de son audience avec le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga le diplomate a tenu à féliciter les autorités de la Transition pour le travail de coordination et de synchronisation afin d’assurer le retrait historique de la MINUSMA du Mali. Il a aussi ajouté que le processus ne concerne pas que le retrait simple des troupes onusiennes. Il s’agit également de poser les bases d’une coopération nouvelle, la préparation des conditions de cette dernière pour la poursuite d’autres actions des Nations Unies, liées notamment aux questions humanitaires, techniques et financières.
Cette nouvelle collaboration a précisé le secrétaire général adjoint, se fera avec l’accord et l’apport des autorités maliennes. Il s’agit là de mieux comprendre les attentes des Maliens et réadapter les éventuelles solutions.

Du 4 au 7 août 2023, c’était Atul KHARE, Secrétaire général adjoint à l’appui opérationnel des Nations unies qui était à Bamako afin d’apporter son appui à la MINUSMA dans le cadre du processus de réduction des effectifs et de retrait d’ici au 31 décembre 2023. Lors de cette visite, il a été reçu en audience par les autorités nationales, notamment le Premier ministre, Choguel Kokalla MAÏGA, ainsi que le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye DIO. Atul KHARE s’est également rendu à Tombouctou, pour encourager le personnel de la MINUSMA déployé dans cette région du Nord du Mali.
A ces visites aux allures touristiques (juste pour consommer le budget de la Minusma en fin de mandat), inutiles d’ajouter les rencontres interminables aussi futiles que divertissantes comme celle tenue le 10 aout entre le Comité technique conjoint chargé de la mise en œuvre de la Résolution 2690 du Conseil de Sécurité a tenu sa réunion, et le Chef de Cabinet du Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Chef de la MINUSMA pour évaluer les activités opérationnelles de la première phase de retrait allant du 1er juillet au 15 août et celle du 2 aout entre nouveau Représentants spéciaux du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, de passage à Bamako et deux de nos ministres importants : Abdoulaye DIOP, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le Colonel major Ismaël WAGUE, ministres de la Réconciliation nationale, de la Paix et la Cohésion nationale, chargé de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation.
Quand est-ce la récréation finira ? En tout cas il faut veiller cette fois-ci à ne pas se faire rouler dans la farine par les beaux discours de New York.

PAR ABDOULAYE OUATTARA