Mali
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Tombouctou, victime de blocus : L’arme de la faim

Les habitants ont alerté le gouvernement de la détresse humanitaire, du scénario du pire ou encore d’une catastrophe dans la catastrophe. L’appétit des terroristes pour le blocus retire la nourriture de la table de la Cité des 333 saints,

L’imagination des terroristes est sans borne. Après les roquettes, les obus, les engins explosifs improvisés, ils emploient désormais l’arme de la faim. Les routes conduisant à cette cité perdue dans le désert bloquées, les résidents sont exposés à la pénurie d’aliments mais aussi de médicaments. Ces pénuries ne sont pas un effet secondaire du conflit. Elles sont sciemment organisées pour épuiser la population, l’affamer et la mettre à genoux. Les habitants ont alerté le gouvernement de la détresse humanitaire, du scénario du pire à Tombouctou. Ses habitants, victimes d’un blocus, commence à manquer de tout, à savoir de nourriture, de carburant. Si des actions vigoureuses ne sont pas prises à temps, le prix à payer sera beaucoup plus élevé. Au regard de l’énormité des besoins alimentaires,  le blocus  pourrait compromettre la sécurité alimentaire de la région. Les menaces proférées contre tout chauffeur qui pourrait être tenté de briser le blocus et son inscription sur la durée prouvent que les terroristes ne sont pas prêts à faire des pas en avant  vers une désescalade.

Les habitants, victimes d’un blocus, manquent presque de tout, à savoir de nourriture, de carburant.  Le scénario du pire risque de se concrétiser dans plusieurs localités, indiquent nombreux habitants. Une catastrophe dans la catastrophe, puisque l’aire où sévit l’insécurité alimentaire pourrait s’étendre. Les pénuries actuelles iraient crescendo. L’empêchement du bon acheminement de l’aide humanitaire a un effet dévastateur sur les conditions de vie des civils dans les zones touchées, à court et à moyen terme. Ils engendrent également des déplacements de populations vers des villes ou villages où les ressources alimentaires ne suffisent plus à alimenter les populations locales, les réfugiés et les déplacés internes.

Fanfan

L’Informateur