Mali
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Transition : Au rythme de 24 mois !

© FLORENT VERGNES/AFP Le Premier ministre malien, Malian Prime Minister Choguel Kokalla Maïga (G), en compagnie du président de transition, Assimi Goita (D), à Kati au Mali, le 20 janvier 2022

C’est désormais décidé : le processus de transition s’étalera sue 24 mois. Top chrono !

Le débat sur la durée de la transition est définitivement clos ! La durée de la période transitoire en cours  a été fixée à 24 mois. L’annonce a été faite, le lundi 6 juin 2022, par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Colonel Abdoulaye Maïga : « La durée de la transition au Mali est fixée à 24 mois, à compter du 26 mars 2022, conformément à l’article 22 de la loi n°2022-001 du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la transition ». Un décret du chef de l’Etat, le Colonel Assimi Goïta a été signé dans ce sens.

Selon des sources gouvernementales, le président de la transition en signant affiche sa volonté de fixer un cap irréversible au processus de changement en cours. Aussi, les autorités actuelles veulent montrer leur bonne foi à l’opinion nationale et à la communauté internationale quant au respect du délai pris.

Aussi, le choix de ce délai  s’explique par la volonté des Autorités de la transition de mener à  terme le plan de la transition. Et lors de son passage  le jeudi 21 avril 2022, devant le  Conseil National de la Transition (CNT), le PM Choguel K Maïga  avait déclaré « la preuve est faite par A+B qu’on ne peut pas aller en-deçà de 24 mois ». Et il avait ajouté : « on ne peut pas accepter […] de précipiter les élections, de les bâcler pour avoir la conscience tranquille ».

Pour l’exécution de ce programme ambitieux des réformes adéquates et les réglages approprié sur le plan sécurité et matériel afin d’aboutir à des élections transparentes, apaisées et crédibles dans un premier temps (en 12 mois), l’équipe gouvernementale entend s’atteler à des tâches prioritaires : l’amélioration de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, les réformes institutionnelles avec l’élaboration d’une nouvelle constitution, la réorganisation territoriale et administrative et le retour des réfugiés…

C’est dire que la transition sera désormais menée au pas de charge pour les préparatifs des conditions politiques, juridiques, matérielles et l’organisation des élections (territoriales, législatives et présidentielle).

Illustration de cette volonté des Autorités  de la transition d’aller vite  : la création auprès  du  Président de la Transition  le 10 juin 2022  d’une commission de  rédaction chargée d’élaborer un avant-projet de loi portant Constitution  de la République du Mali, dans le cadre de la Refondation.

L’équipe de rédaction de la nouvelle Constitution comprend notamment un Président, deux rapporteurs et des experts « nommés par décret » du Président de transition. La durée de la mission « n’excédera pas deux mois », à l’issue desquels la commission de rédaction doit remettre au Président de transition l’avant-projet de Constitution.

L’équipe de rédaction pourra consulter « l’ensemble des forces vives » de la nation dont les partis politiques, la société civile, les groupes armés signataires de l’accord pour la paix dans le nord du Mali, les syndicats, les organisations religieuses et les autorités traditionnelles.

Pour rappel, après le renversement du régime de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, une transition de 18 mois avait été décidée par les nouvelles autorités. Cependant,  le  25 mai 2021, le Président de la transition à l’époque,  Bah Ndaw et  son  Premier ministre Moctar Ouane, ont été destitués par la junte militaire à cause de certaines divergences au sommet de l’Etat. A la suite de cette révolution de palais  le Colonel Assimi Goïta a pris les rênes du pouvoir. Il prête serment, le vendredi 28 mai 2021 devant la Cour constitutionnelle. Un arrêt de la Cour dispose que le vice-président de la transition – le Colonel Goïta – « exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme », et qu’il portera « le titre de président de la transition, chef de l’Etat ». La Cour constitutionnelle avait acté la « vacance de la présidence » consécutive à la démission de Bah N’Daw. Le processus de rectification de la transition s’est poursuit le 7 juin 2021 avec la nomination de Choguel Kokalla MAIGA au poste de Premier ministre de la Transition sur proposition du M5. Il forme son gouvernement  le 11 juin 2021.

Mémé Sanogo

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