Tunisia
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France-Qatar : Le tir de Hollande fait des vagues, Macron devra écouter

A mesure que la Coupe du Monde 2022 approche – on est à 50 jours du démarrage – la fête du football prend plus que jamais des allures d’épine dans le pied de la FIFA et de cauchemar pour les nations participantes. A la limite les interdictions ubuesques édictées par le pays hôte, le Qatar, – port du voile fortement conseillé, pas de tongs, garder ses distances avec les femmes, etc. – peuvent être encaissées, mais il y a un écueil qui ne sera jamais surmonté : Les droits de l’homme. En France, pays dont l’équipe est une des favorites, cette affaire prend une tournure politique qui progressivement secoue tout le pays…

Pour quatre grandes villes françaises c’est sans appel : Pas d’écran géant ni fan zone pour faire vibrer les spectateurs, ils devront regarder les matchs de la Coupe du monde de foot chez eux. Ainsi en ont décidé les autorités de Lille, Strasbourg et Reims, auxquelles viennent s’ajouter celles de Bordeaux, en attendant les autres…

L’ex-président français François Hollande avait dit publiquement avant cette vague de boycott que s’il était au palais de l’Elysée il n’irait pas au Qatar, pour les mêmes raisons. La situation se complique pour l’actuel chef de l’Etat, Emmanuel Macron, avec cette bronca qui monte en France. Comment se rendre au Qatar pour participer à la “fête” du football après ça, même au nom des gros intérêts économiques entre les deux pays ? Rappelons qu’ils viennent de signer un contrat de 1,5 milliard de dollars sur le gaz…

Toutes les villes françaises qui protestent ont la même explication : Le non-respect des droits de l’Homme, notamment ces milliers de travailleurs étrangers qui ont perdu la vie dans les mégas chantiers du Qatar, d’après les ONG. A ajouter à la dimension environnementale, très prégnante avec le réchauffement climatique. On reproche au pays – c’est un vieux grief – ses stades climatisés, en plein novembre et décembre…

A ajouter au terrible bilan carbone : Ces allers-retours en avion – quelque 160 par jour – rien que pour amener et ramener les supporters obligés de résider dans les pays voisins faute de places d’hôtel. Le Qatar met les bouchées doubles pour bâtir des lieux d’accueil mais à 50 jours du coup d’envoi c’est mal parti…

En attendant Martine Aubry, la maire de Lille, a ouvert le bal du boycott dès samedi sur Twitter : Son conseil municipal, a dit “niet”, à l’unanimité, à la retransmission des matchs sur grand écran.

Même son de cloche à Strasbourg, pilotée par la maire écologiste Jeanne Barseghian. Elle a déclaré que sa ville “ne peut pas cautionner les maltraitances et ne pas fermer les yeux quand les droits humains sont ainsi bafoués“. Par ailleurs qu’elle a “un devoir d’exemplarité à l’heure où l’on appelle les Français à la sobriété“, rapporte RMC. “Impossible pour nous de ne pas entendre les nombreuses alertes des ONG qui dénoncent les abus et l’exploitation des travailleurs immigrés. Strasbourg, capitale européenne, siège de la Cour européenne des Droits de l’Homme, ne peut décemment cautionner ces maltraitances“, a ajouté la maire sur France 3.

Reims a suivi la vague. Dans un communiqué repris par France 3 Champagne-Ardenne, le maire Arnaud Robinet (Horizons) s’en explique : “à l’heure où les pouvoirs publics demandent à nos concitoyens comme à nos administrations de réduire leur consommation d’énergies, de telles installations susciteraient une incompréhension légitime. Qui plus est pour l’un des évènements les plus controversés de l’histoire du sport. C’est un constat que personne ne peut plus discuter aujourd’hui.”  Par contre il n’est pas allé jusqu’à appeler au boycott, il demande même à ses concitoyens de suivre la compétition dans les bars et restaurants de la ville pour dynamiser le commerce local…

Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, s’est joint à la vague de protestation ; il a annoncé hier dimanche 2 octobre sur RMC Sport qu’aucun écran ne sera installé comme à l’accoutumée. “Ça fait un moment que cette situation me préoccupe et que j’ai pris la décision que nous ne pouvions pas être complices d’une telle gabegie écologique. Sans parler du reste. On ne fera pas partie des villes qui retransmettront sur écrans géants cette Coupe du monde.”

À Rodez, le maire Christian Teyssèdre (proche du parti du président de la République) est du même avis : «il n’y aura pas d’écrans géants» dans sa ville. «Je ne cautionne pas l’organisation de cette compétition dans ce pays. Le football n’est qu’argent et la ville de Rodez ne se mêlera pas à ça», a-t-il indiqué.

Toulouse pourrait suivre, la décision tombera d’ici la fin de ce mois d’octobre…

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