France
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Âge minimum relevé, fortes amendes, clignotants... le plan du gouvernement pour réguler les trottinettes électriques

Le ministre des Transports, Clément Beaune, a détaillé les mesures qui doivent permettre de lutter contre une accidentologie toujours plus importante. 

Le nombre de trottinettes en circulation explose. Plus de 700 000 ont été vendues en France en 2022. Mais avec, l'accidentologie augmente forcément aussi. "+ 38 % , entre 2021 et 2022", selon le ministère des Transport. On a déploré 34 morts l'année dernière contre 24 en 2021.

"Un outil de décarbonation"

"À force d’incivilités et d’accidents, les trottinettes électriques ont rendu le développement de ces nouvelles mobilités parfois chaotiques aux yeux de nos concitoyens", a insisté Clément Beaune, ce mercredi 29 mars, au moment de présenter un plan national pour mieux réguler la pratique. Qui a tout de même des vertus à ses yeux. "Aux côtés des vélos et des transports en commun, elle constitue un nouvel outil de mobilité durable au quotidien. Quand elle se substitue à la voiture, elle représente une solution et un atout supplémentaire sur le chemin de la décarbonation de nos transports d’ici 2050".

Ce plan prévoit trois mesures fortes. D’abord, un relèvement de l’âge minimum d’utilisation de deux ans. "Le jeune âge des conducteurs et leur inexpérience sont des facteurs de risque majeurs. En cohérence avec les autres véhicules de catégorie 2 que sont les cyclomoteurs et les voitures sans permis, l’âge pour la conduite est relevé de 12 à 14 ans", a détaillé Clément Beaune.

De fortes amendes

Deuxième point fort, un renforcement marqué des sanctions, "certaines infractions, particulièrement dangereuses, étant fréquemment constatées", a justifié le ministre. L’amende sera bien plus salée, 135 € au lieu de 35 €, pour les trottinettistes qui roulent sur une voie interdite, notamment les trottoirs ; qui débrident leur engin ; qui transportent un autre passager. Clément Beaune a particulièrement insisté sur ce dernier point. "Dans un accident sur cinq, les utilisateurs étaient deux sur l’engin. C’est important de faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’un jouet".

Enfin, un décret précisera que les engins devront désormais être équipés d’un feu stop et de clignotants, "nombre d’accidents étant causés par un manque de visibilité, notamment dans les situations où le signalement aux autres conducteurs est essentiel".

Un observatoire de la micromobilité

Au-delà de ces mesures, le plan prévoit la création d’un observatoire de la micromobilité afin de créer un cadre de référence pour les collectivités locales, ainsi qu’une charte d’engagement que devront signer dès les opérateurs de trottinettes en libre-service les engageant sur la sécurité des usagers, la durée de vie des batteries d’un minimum de cinq ans, le recyclage obligatoire en France… Une grande campagne de communication va enfin être lancée, notamment en milieu scolaire.

Le casque pas obligatoire

En revanche, ce plan ne prévoit pas (encore) de rendre obligatoire le port du casque. Toutefois, dans les règles applicables dans le Code de la route, il est fortement recommandé, de même qu'il conseille de porter des équipements visibles, de nuit ou de jour par visibilité insuffisante. Il est aussi interdit de porter à l'oreille des écouteurs ou son téléphone. Enfin, rappelle le ministre, l'assurance est obligatoire pour tous les utilisateurs.