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Bouleversements sur l’échiquier politique en Lettonie

Élections législatives.

Les Lettons ont élu un nouveau parlement samedi 1er octobre. Si le parti du Premier ministre a remporté le scrutin, il est talonné par une formation dirigée par un oligarque. Deux partis de la précédente coalition au pouvoir sont rayés de la carte, tout comme le principal parti russophone, plus grande force d’opposition.

Le Premier ministre letton, Arturs Krisjanis Karins, s’adresse à ses partisans après les élections législatives, le 1er octobre 2022, à Riga.
Le Premier ministre letton, Arturs Krisjanis Karins, s’adresse à ses partisans après les élections législatives, le 1er octobre 2022, à Riga. PHOTO JANIS LAIZANS/REUTERS

“Tous les votes ont été comptés : sept listes entrent au Parlement”, titrait LSM, le média public letton dimanche 2 octobre. Il a fallu attendre près de vingt-quatre heures pour avoir une vision claire du résultat des élections organisées la veille pour constituer le parlement monocaméral du pays.

Selon ces estimations, le parti Nouvelle Unité du Premier ministre Arturs Krisjanis Karins remporte 26 des 100 sièges de la Saeima. Pour LSM, le mouvement de centre droit est le grand gagnant du scrutin : “Après les (précédentes) élections législatives, en 2018, le parti était le plus petit du Parlement, avec tout juste 8 sièges et moins de 7 % des votes.”

Krisjanis Karins est le premier Premier ministre de l’histoire moderne lettone à être resté en poste pendant quatre ans et “il est évidemment dans la course pour un autre mandat”, note LSM.

L’autre gagnant du scrutin est le parti des Progressistes. Ce parti social-démocrate et écologiste entre pour la première fois au Parlement avec 10 sièges et environ 6 % des suffrages exprimés.

Une surprise marque ces élections, analyse LSM : l’absence au sein de l’Assemblée du parti de centre gauche de la minorité russophone, Harmonie, qui ne faisait pas partie de la coalition au pouvoir mais qui était le plus représenté à la Saiema depuis les élections de 2011. Ce scrutin marque la disparition des partis représentant les russophones de Lettonie (environ un tiers de la population). “Cela prouve que la majorité des Russes ethniques en Lettonie ne souhaitent pas être associés à Poutine et à ses actes belliqueux”, commente LSM.

La deuxième force politique du Parlement est désormais l’Union des verts et des paysans, dirigée par Aivars Lembergs, un oligarque mis en cause pour corruption et sanctionné par les États-Unis.

Le président letton, Egils Levits, a débuté les consultations et va nommer un Premier ministre chargé de former le gouvernement. “Les pourparlers ne seront pas faciles car il existe des divergences de vue”, a-t-il réagi, cité par le média en ligne Delfi.

Marielle Vitureau

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