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Mise à l'écart de Rachid M'Barki et audit interne à BFM TV après des soupçons d'ingérence étrangère

Au centre des inquiétudes de la chaîne : des informations à l'origine trouble diffusées dans le cadre du journal de la nuit. L'hypothèse d'une ingérence d'Etats étrangers n'est pas écartée.

C'est une affaire qui va secouer BFM TV mais qui pourrait aussi avoir des répliques jusqu'au niveau du parlement européen. La chaîne française d'information en continu a en effet lancé une enquête interne pour comprendre l’origine de contenus diffusés sur son antenne dans des circonstances troubles. C'est ce que révèle ce jeudi 2 février le site Politico.

Rachid M’Barki, présentateur du journal de la nuit, est au centre de ces interrogations. Des images et propos n'ayant pas suivi les circuits de validation habituels auraient en effet été diffusés pendant l’émission de ce journal, diffusé à partir de minuit.

Rachid M'Barki en dispense d'activité

Plusieurs opérations d’influence à l’origine encore non confirmée, pourraient être à l'origine de ces informations. Rachid M’Barki, qui n’est plus apparu à l’antenne depuis la mi-janvier, aurait été mis en dispense d'activité à la suite de l'ouverture d'une enquête interne, selon les informations fournies à Politico par un membre de la direction du groupe.

"BFM est probablement victime dans cette affaire et nous ne pouvons tolérer aucune suspicion sur le travail de l’ensemble de notre rédaction et de nos 300 journalistes” a-t-il déclaré. Contacté par Politico, Rachid M’Barki a reconnu avoir "utilisé des infos qui venaient d’informateurs et qui n’ont pas forcément suivi le cursus habituel de la rédaction". Mais selon lui, "elles étaient toutes réelles et vérifiées, je fais mon métier… Je n’écarte rien, peut-être que je me suis fait avoir, je n’avais pas l’impression que c’était le cas ou que je participais à une opération de je ne sais quoi sinon je ne l’aurais pas fait.”

En lien avec le scandale de corruption en cours au Parlement européen ?

La société des journalistes de BFM a été informée de la situation par le directeur général de la chaîne Marc-Olivier Fogiel. Cela n'empêche pas de nombreuses spéculations internes.

Parmi les hypothèses les plus rocambolesques, la possible implication d’Etats étrangers. Ce scénario est nourri par l'actuel scandale de corruption et d'ingérence étrangère présumée qui secoue le Parlement Européen. Plusieurs eurodéputés et ex-eurodéputés sont soupçonnés par la justice belge d’avoir reçu des pots-de-vin pour soutenir des positions favorables à certains Etats étrangers, dont le Qatar et le Maroc et d’éventuelles ramifications dans différentes capitales européennes sont étudiées par les enquêteurs.

A lire aussi : Soupçons de corruption au Parlement européen : un an d'enquête a été nécessaire pour mettre au jour le "QatarGate"

La direction de BFM TV refuse pour l'instant de confirmer cette hypothèse mais assure qu'elle prendra “toutes les mesures à la fois juridiques, judiciaires, individuelles et d’organisation si nécessaire, selon les résultats de cette enquête”.