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Canada

Anne-Catherine Tanguay: à la prochaine étape

AURORA, Ontario | Anne-Catherine prône la patience dans son processus de développement. Elle adhère à son plan de match sans trop se préoccuper de ce que font ses rivales sur le parcours. La prochaine étape de son cheminement est imminente.

La golfeuse québécoise de 28 ans n’a pas encore atteint son plein potentiel, admettent les instructeurs de l’équipe nationale. Pleine de talent, elle réalise qu’elle doit utiliser son coffre à outils afin de grimper les tableaux et du même coup, générer de précieux points au classement de la course au globe CME sur le circuit de la LPGA. Elle doit avoir confiance en ses moyens, alors qu’elle doute parfois sur le terrain.

Quand les meneuses plongent, Tanguay peine à les suivre. C’est ce qui est survenu au club de golf Magna lors de l’Omnium canadien. Après une première ronde extraordinaire de 66 (-6), elle a perdu de précieux rangs comme c’était survenu six fois cette saison. Quand ses rivales ont poursuivi leur travail de démolition, elle n’a pas suivi la cadence. Cette fois, elle a collé des cartes de 74 (+2), 71 (-1) et 71.

Ce n’était pas faute d’essayer, car elle était solide sur tous les aspects du jeu. Son fer droit n’a pas toujours coopéré. Elle a appris d’une nouvelle expérience. Les normales ne blessent pas, mais pour grimper le tableau, il faut chasser les oiselets.

« Je dois prendre des décisions plus agressives. Je fais de bons élans agressifs à des cibles plus éloignées. J’opte pour une stratégie plus conservatrice. Je place bien la balle à 20 pieds du fanion, mais il faut être en mesure d’atteindre les drapeaux placés dans les coins des verts durant les rondes du week-end. Il faut s’en rapprocher pour profiter de meilleures chances d’oiselets » a expliqué la golfeuse.

Contre le parcours

Et comment gérer le tableau pour éviter d’y glisser ?

« J’essaie de contrôler ce que je peux. Je ne contrôle pas les autres filles. Leur jeu ne doit pas affecter ma ronde, a estimé celle qui n’a pas les yeux rivés sur les tableaux indicateurs sur le terrain. Je dois respecter mon plan de match. Je suis du genre à jouer contre le parcours plutôt que contre les autres filles. »

Elle embraiera la vitesse suivante prochainement, croit son entraîneur, Tristan Mullally, qui a salué sa résilience et son côté combatif.

« Elle possède tellement de qualités dont elle peut profiter. Il n’y a qu’une minime différence entre Anne-Catherine et les golfeuses devant elle, a-t-il soutenu. Elle commence à réaliser qu’elle possède les habiletés pour performer sur la LPGA.

« Elle n’a pas joué à son plein potentiel, c’est ce qui la motive davantage, a-t-il poursuivi. Elle sait qu’elle peut produire parmi la crème de l’élite mondiale. À cet omnium, 96 des 100 meilleures golfeuses au monde étaient présentes. Ce n’est pas à son détriment, car c’est excitant. Parce qu’elle n’a pas encore atteint son potentiel, on peut s’attendre à de grandes performances à l’avenir. »

Retrouver le pur plaisir

En juin, Tanguay a réalisé son meilleur résultat sur le circuit, une 11e place à la Classique ShopRite au New Jersey. Malheureusement, une blessure au dos l’a ralentie par la suite, la forçant à prendre une pause.

Un éloignement salutaire puisqu’elle a pu se reposer, remettre ses pensées en ordre et repartir du bon pied dans un calendrier éprouvant. Elle a également retrouvé l’amour du sport qui s’était évaporé au fil des semaines routinières sur le circuit. Les voyages, les entraînements, les pro-am et les tournois peuvent rendre complètement fou.

Cette pause l’a donc remise sur la bonne voie alors qu’elle a retrouvé le plaisir de jouer dans son patelin de la capitale nationale. Une bonne nouvelle à l’aube de cette fin de saison primordiale.

Au-delà du 120e rang au classement des boursières de la LPGA avec des gains de 60 226 $, Tanguay doit percer le top 100 pour conserver sa carte à temps plein en vue de la saison 2020. Sinon, son sort passera à nouveau par l’éreintant processus de huit rondes des QSeries cet automne. L’an dernier, elle y avait pris le huitième rang.

D’ici la fin du calendrier en sol nord-américain, la Québécoise ne veut surtout pas se préoccuper de son sort. Au fil des cinq dernières années, elle a appris qu’elle ne doit pas gaspiller son énergie à analyser le classement.

« Il faudra que je livre mes meilleures performances à chacune de mes rondes. On verra ce qui arrivera à la fin. Je préfère me fixer des objectifs à courts et moyens termes afin de mieux gérer la pression », a signalé celle qui devra empocher plus de 50 000 $ lors des trois prochains arrêts du circuit aux États-Unis pour éviter les QSeries.

En revenant sur ses résultats 2019, Tanguay estime avoir progressé et persévéré. En apparaissant à des tableaux principaux, elle a gagné en expérience. Des moments qui ne s’achètent pas la préparant à la prochaine étape.

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