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Baisser les impôts pour contrer la pénurie

Vous voulez trouver une solution à la pénurie de main-d’œuvre qui fait des ravages. Et si l’on songeait à « alléger » le fardeau fiscal des contribuables.

Le gouvernement Legault a présenté cette semaine son « Opération main-d’œuvre ». Il propose des incitatifs aux étudiants et aux chômeurs pour qu’ils choisissent des professions en forte demande, de la santé aux technologies de l’information. 

Ce plan a le potentiel de porter ses fruits à long terme. Mais dans l’immédiat, que fait-on pour épauler nos restaurateurs, nos manufacturiers ou nos commerces de détail qui n’arrivent tout simplement pas à dénicher suffisamment de travailleurs ?

La réalité, c’est que nous manquons de bras. Depuis 10 ans, la population active âgée de 25 à 54 ans a chuté de 2,2 % au Québec. En Alberta, elle a augmenté de 9,9 % et en Ontario de 4,9 %. Nous sommes en position de faiblesse. 

Alors, comment faire pour trouver des bras rapidement ? Voyons certaines idées mises en application à travers le monde... et vous me direz ce que vous en pensez !

France

Difficile de recruter des salariés en restauration ! En 2022, tous les pourboires seront exempts d’impôts dans l’Hexagone. Le président Emmanuel Macron veut donner un coup de pouce salarial à la profession pour la rendre plus attractive. 

Afin de contrer la vague de démissions dans ce secteur, le gouvernement français souhaite que le pourboire redevienne un vrai complément de salaire, comme en Australie par exemple. 

Japon

Face à une baisse de la natalité, le gouvernement japonais envisage de repousser l’âge légal de la retraite de 65 à 70 ans. La firme Nojima, détaillant d’appareils électroniques, est même allée plus loin en proposant la retraite à 80 ans pour les travailleurs qui le souhaitent. 

Au Japon, la moitié des aînés de plus de 65 ans ont une activité professionnelle. 

États-Unis

Afin de pourvoir 780 000 postes de fonctionnaires vacants, les paliers de gouvernement ont déployé l’artillerie lourde en multipliant les bonis. Par exemple, la Ville de Tulsa en Oklahoma offre 3000 $ à l’embauche d’un policier, 2000 $ pour un répartiteur du 911, et 100 $ pour un sauveteur dans les piscines municipales. 

Suisse 

La Suisse mise aussi beaucoup sur ses travailleurs expérimentés qui quittent tardivement le marché du travail ; 81 % des personnes âgées de 50 à 64 ans sont toujours actives. Les entreprises sont d’ailleurs plus nombreuses à offrir des postes à temps partiel. 

Danemark

La première ministre Mette
Frederiksen a proposé, cet automne, de taxer les plus riches pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre. 

Selon elle, une hausse de taxe sur les dividendes ou sur les gains obtenus en bourse permettrait de financer des programmes afin d’encourager les travailleurs expérimentés à rester ou à revenir sur le marché du travail. 

Alors, seriez-vous prêt à continuer de travailler à 68 ans en échange d’une réduction d’impôt ? Un boni de quelques milliers de dollars est-il suffisant pour vous convaincre d’envoyer un CV ? Seriez-vous tenté par un emploi en restauration si le fardeau fiscal était moins imposant ? 

Pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre, il faut un plan à long terme, combiné à des mesures ciblées et instantanées. Il faut y réfléchir, le temps presse.