Canada

Bientôt de la viande de laboratoire au menu

Le Québec a chaud ces temps-ci. En fait, tout le Canada a chaud.

Plusieurs agriculteurs ressentent déjà les effets des changements climatiques, et nous ne sommes qu’en juin. De plus en plus, notre filière agroalimentaire devra miser sur des méthodes moins vulnérables aux aléas de dame Nature. 

L’agriculture à environnement contrôlé, comme les fermes verticales et la production en serre, est une voie prometteuse. Mais l’autre méthode qui attire de plus en plus l’attention d’investisseurs soucieux de l’environnement est la production de nourriture en laboratoire, surtout la viande.

Selon la firme de recherche Polaris, le marché nord-américain de production de viande en laboratoire pourrait dépasser les 400 millions de dollars canadiens d’ici l’année 2025. 

En décembre, Singapour marquait l’histoire en autorisant la vente de poulet fabriqué en laboratoire. Elle prévoit faire de même pour le bœuf et le thon de laboratoire d’ici la fin de cette année. Bien sûr, contrairement au Canada, puisqu’il n’y a pas d’espace à Singapour, les laboratoires jouent le même rôle que nos fermes en Amérique du Nord.

Énorme pression

Dans le monde occidental, le marché de la viande au détail dépasse le trilliard de dollars. C’est énorme. Mais la pression que ce marché exerce sur l’environnement est considérable. Par exemple, tous les engrais, les gaz à effet de serre des tracteurs, le transport, le travail du sol et autres qu’implique la production d’une livre de céréales sont littéralement multipliés par 4,5 pour produire une livre de poulet, ou par 20 pour produire une livre de bœuf haché. 

Nous aimons tous la viande, du moins, presque tous, mais les ressources nécessaires pour produire notre steak favori grillé sur le barbecue sont substantielles. Alors, au lieu d’aller vers les plantes, pourquoi ne pas recréer un steak en laboratoire, sans hypothéquer trop l’environnement et ses ressources ?

Le processus pour produire de la viande en laboratoire n’est pas aussi compliqué que l’on pourrait le croire. Après avoir prélevé par biopsie des cellules souches d’un animal vivant, on les laisse se multiplier et se différencier en cellules de muscles dans un environnement adapté à leur croissance. 

C’est un peu de cette façon que l’on crée un steak en laboratoire, dans un environnement salubre, sans avoir tué un seul animal. Il s’agit d’une technique très intéressante pour ceux qui se préoccupent de certains aspects de la production animale.

De moins en moins cher

Le coût d’une pièce de viande fabriquée en laboratoire devient aussi de plus en plus attrayant. En 2013, la première personne à avoir dégusté de la viande artificielle l’a fait devant une caméra. Le morceau de 140 grammes avait coûté près de 400 000 $ à produire. Mais la science avance très rapidement. Aujourd’hui, la production d’une pièce identique coûte moins de 5 $. Autrement dit, elle est environ du même prix, voire moins chère que le bœuf ordinaire.

La viande de laboratoire a exactement la même composition que la viande traditionnelle. Pour ce qui est du goût, par contre, c’est moins évident puisqu’il n’y a pas grand monde qui a goûté à de la viande artificielle jusqu’à maintenant. 

Toutefois, ce n’est qu’une question de temps avant que l’on puisse savourer ce genre de produit chez nous. L’approbation de cette nouvelle technologie sera sûrement autorisée d’ici l’année 2025 au Canada, peut-être même avant. Puisque le capital investi en recherche privée n’est pas aussi important au Canada, il n’y a qu’un seul projet de recherche à l’heure actuelle, à Toronto. Aux États-Unis, c’est complètement différent. Les projets de recherche pleuvent, étant surtout poussés par la Silicon Valley, en Californie. L’approbation aux États-Unis pourrait être obtenue d’ici la fin de l’année 2022.

Mais, selon un sondage de l’Université Dalhousie de l’an dernier, seulement 23 % des Canadiens aimeraient goûter à de la viande de laboratoire. Il ne sera pas facile de remplacer la vraie viande.

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