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Canada

Cancer du sein: les femmes en phase terminale veulent prendre plus de place

Le taux de survie au cancer du sein a bondi dans les dernières années, mais les femmes qui ont reçu un diagnostic de stade 4 ne sont pas concernées par ces statistiques encourageantes. Se sachant condamnées à moyen terme, elles veulent profiter pleinement du temps qu’il leur reste et pour cela, elles aimeraient que leur réalité ne soit plus taboue lorsqu’on aborde leur maladie.

«Quand on entend parler de cancer du sein, il y a tout un message fort autour des avancées scientifiques, de la rémission, de la guérison ... On ne nous parle pas», s’est désolé Milène Lanthier, qui à 47 ans, vit depuis deux ans et demi avec un stade 4, aussi appelé phase terminale ou encore métastatique.

Alors que différents organismes souligneront dimanche la Journée mondiale du cancer du sein métastatique, Mme Lanthier tenait à prendre la parole pour lancer un message d’espoir aux autres femmes dans sa situation.

De beaux jours encore devant

La mère de deux jeunes adultes insiste pour dire que, même si leur cancer est incurable, de beaux jours peuvent encore être devant elles.

Il y a certes une épée de Damoclès en permanence au-dessus de leur tête: toutes les combattantes qui en sont au stade 4 vont finir par mourir de leur cancer. Mais à travers les nuages, quelques rayons de soleil se faufilent, heureusement. En effet, l’espérance de vie médiane à la suite d’un diagnostic de stade 4 dépasse maintenant les deux ans, selon la Fondation cancer du sein du Québec.

«Il y a des femmes qui vivent avec leur stade 4 pendant 10-15 ans, mais on ne les voit jamais. On ne veut pas parler de la phase terminale parce qu’on ne veut pas décourager les femmes qui sont aux autres stades de la maladie», a fait remarquer Milène Lanthier.

Les choses en train de changer

C’est pour y remédier qu’elle travaille en étroite collaboration avec la Fondation cancer du sein du Québec depuis un an.

Reconnaissant la problématique, la fondation a mis sur pied en septembre dernier des clubs de marches ouverts seulement aux femmes comme Mme Lanthier.

«Quand elles sont dans les groupes de discussion avec les autres femmes, elles ne se sentent pas comprises comme on parle beaucoup de la guérison. Elles ont besoin de parler à des femmes qui ont la même réalité», a réalisé Emily Ayoub, chargée de ce projet.

Comme les femmes qui souffrent d’un cancer incurable ont presque toutes arrêté de travailler, la Fondation cancer du sein du Québec augmentera aussi prochainement l’aide financière qui leur est accordée.

Ces actions réjouissent Milène Lanthier, qui compte cependant continuer de prendre sa place.

Sachant que 30 % des femmes qui ont souffert d’un cancer du sein de formes bénignes vont avoir une récidive sous forme métastatique, elle veut notamment rappeler aux survivantes l’importance de rester à l’affût. Évidemment, la mammographie reste primordiale: entre 10 et 15 % des femmes qui apprennent qu’elles sont en phase terminale ne savaient même pas qu’elles avaient un cancer avant.

Les femmes intéressées à rejoindre le club de marche peuvent communiquer avec la Fondation Cancer du sein du Québec au www.rubanrose.org ou via le groupe Facebook «Club de marche du Programme métastatique».

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