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Des employés de la santé ont «peur de retourner au front»

Des employés de milieu de la santé de Québec et de Lévis se disent « très inquiets » au commencement d’une deuxième vague, qui s’annonce particulièrement « intense ».

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C’est du moins ce que nous rapportent les syndicats des travailleurs en santé des deux côtés du fleuve.

Ceux-ci lancent un cri d’alarme, affirmant que plusieurs de leurs membres, « déjà épuisés » ont « très peur de retourner au front ».

« Toutes les craintes du printemps reviennent et peut-être en double, parce que là, ils savent c’est quoi », affirme Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

« Les gens ne se sont pas reposés cet été, notamment avec la pénurie de main-d’œuvre qui continue dans tous les types d’emplois », poursuit-il.

Le son de cloche est le même en Chaudière-Appalaches, où les conditions de travail ont eu raison de 38 employés depuis le mois de juin, affirme Laurier Ouellet, président du Syndicat des professionnelles en soins de Chaudière-Appalaches.

« Ils voient le pire s’en venir [...] Juste cette semaine, j’en ai deux [infirmières] qui ont annoncé leur démission à Lévis », affirme M. Ouellet, soulignant que ces chiffres excluent les départs à la retraite.

M. Ouellet dénonce également la façon de faire du CISSS de Chaudière-Appalaches depuis le début de la pandémie.

«  Leur licence est en jeu »

« [Pour pallier le manque de main-d’œuvre] les infirmières se font appeler à la dernière minute pour se faire dire qu’elles sont envoyées en CHSLD ou ailleurs le lendemain. Mais les travailleurs ont besoin d’un minimum de formation. C’est leur licence qui est en jeu s’ils font une erreur », critique-t-il.

Les représentants syndicaux souhaitent également avoir accès à davantage de dépistages préventifs.

« Il n’y a pas suffisamment de tests qui se font sur nos infirmières qui ont été en contact avec des patients positifs, parce qu’elles n’ont pas de symptôme ou parce qu’on nous dit qu’elles avaient un masque de protection. C’est nous autres qui allons propager la maladie si ça continue ! », s’insurge M. Ouellet.

37 employés atteints à l’IUCPQ

À l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), le virus a d’ailleurs déjà commencé à faire des ravages, alors que 37 employés sont désormais atteints de la COVID-19.

« Si ça continue, on va manquer de monde », confie le président du Syndicat interprofessionnel de la santé de l’IUCPQ, Sébastien Bouchard.

« C’est sûr que ce ne sont pas tous des employés de soins de première ligne, mais tranquillement pas vite, on sent la soupe chaude. On est déjà à faire du temps supplémentaire », poursuit-il.

– Avec la collaboration de Pierre-Paul Biron

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