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Deux poids deux mesures dans la NFL

L’hypocrisie rampante dans les hautes sphères de la NFL n’a jamais été aussi flagrante que dans le dossier de climat de travail toxique qui pèse sur l’équipe de Washington et qui s’est terminé en tape sur les doigts.

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C’est à n’y rien comprendre. Pendant trop longtemps, les hauts dirigeants à Washington, sous la gouverne de l’imbuvable propriétaire Daniel Snyder, se sont gavés à deux mains dans un buffet des plus vulgaires. Des années plus tard, c’est l’entraîneur-chef d’une autre équipe, Jon Gruden, qui a fini par ramasser l’addition, par messages interposés. 

Ultimement, il a perdu son poste d’entraîneur-chef avec les Raiders pour les propos dérangeants qu’il a échangés avec le président de l’époque au sein de l’équipe de Washington, Bruce Allen. Il devient le bouc émissaire du dossier de Washington, qui ne le concerne pas.

Coupable, mais...

Le but ici n’est pas d’angéliser Gruden. Il a couru à sa perte en tenant un discours de dinosaure. Que ce soit clair ! Mais pourquoi Snyder, Allen et autres bonzes à Washington s’en sont-ils sortis avec une amende salée et quelques reportages embarrassants ? 

On commence à comprendre, grâce à une autre fuite de courriels, que Jeff Pash, un haut placé dans le circuit Goodell, marchait main dans la main avec Bruce Allen et a ainsi évité le pire à l’organisation de Washington.

Dans l’enquête de plusieurs mois sur les agissements de l’équipe de Washington et qui a permis à la NFL d’éplucher soigneusement quelque 650 000 courriels, Gruden en ressort comme le seul véritable écorché.

Pendant ce temps, une quarantaine d’ex-employées de l’équipe constatent que leur ancienne tortionnaire s’en sort avec un avertissement. Elles auraient pourtant subi du harcèlement psychologique et sexuel.

La ligue a fait savoir que le reste des courriels ne serait pas rendu public. C’est une façon pas subtile du tout de sauver la face et de protéger les arrières de gros bonnets bien plus puissants que Gruden, qui forment un intouchable country club. 

Drôle de timing

Dans la foulée des événements de la dernière semaine, l’équipe de Washington, sentant le vent de face souffler en rafale, a, comme par hasard, annoncé jeudi qu’elle tiendrait aujourd’hui une cérémonie en l’hommage du regretté maraudeur Sean Taylor.

Que l’on retire le numéro de Taylor, une étoile filante morte trop jeune en 2007, va de soi. Qu’on le fasse en ce moment, avec un court préavis de quelques jours, voilà qui frôle le ridicule. 

Semble-t-il que la date de cet hommage était déjà prévue il y a belle lurette. Pourquoi dans ce cas ne pas l’avoir communiquée plus tôt aux partisans ? Parce que c’est tellement plus simple de détourner l’attention en ce moment. 

Et les autres ?

Pendant que Gruden est lapidé, des hommes aux poches profondes qui n’ont pas démontré plus de morale, comme Snyder ou un certain Robert Kraft continuent d’imprimer de l’argent sans vergogne. 

Et sur le terrain, fort probablement que, bientôt, Deshaun Watson deviendra le nouveau visage d’une franchise en quête d’une vedette. Les histoires de harcèlement qui planent autour de lui, alors ? Si Watson amène le succès, qu’il attire les spectateurs, qu’il fait vendre des chandails et qu’il enrichit la ligue, on ferme les yeux.

5 points à surveiller  

1. C’EST CHAUD, C’EST CHAUD...

Au terme des cinq premières semaines d’activités, 80 matchs avaient été joués. Du lot, pas moins de 19 ont été soldés dans la dernière minute du temps réglementaire ou en prolongation. Selon NFL Research, c’est le plus haut total jamais vu après cinq semaines. Aussi, 22 matchs ont été décidés par des écarts de trois points ou moins. Que de suspense !  

2. ANCIENS DE L’OKLAHOMA

À Cleveland, place à la bataille des anciens quarts-arrières de l’Université de l’Oklahoma ! Baker Mayfield a été choisi premier au total par les Browns en 2018 et un an plus tard, Kyler Murray connaissait le même sort avec les Cardinals. Tous les deux ont gagné le trophée Heisman, en 2017 et 2018. Sachez que les Browns, depuis le début de la saison dernière, n’ont jamais perdu deux matchs de suite.  

3. RECRUES SOUS LA LOUPE

Deux quarts-arrières recrues tenteront d’accomplir chacun à leur façon une première. À Londres, Trevor Lawrence et les Jaguars affronteront les Dolphins. À ce jour, aucun quart-arrière recrue en huit tentatives n’a remporté un match dans la métropole anglaise. Plus près de chez nous, à Foxborough, le quart-arrière des Patriots Mac Jones tentera de devenir la première recrue à compléter au moins 70% de ses passes dans cinq matchs. 

4. LUNDI PORTE-BONHEUR

Les Chargers et les Ravens s’affrontent dans l’un des duels les plus importants du jour. Pourquoi donc parler du lundi ? Parce que les Ravens ont gagné lundi dernier face aux Colts. En remontant à la semaine 14 de l’an dernier, les clubs gagnants du lundi soir montrent un dossier parfait de 9-0 à leur duel suivant. Mais bon, pariez à vos risques... 

5. BILLS ET TITANS

Le duel du lundi soir, qui met en vedette les Bills et les Titans, permettra de voir le porteur Derrick Henry contre la troisième meilleure défensive au sol du circuit. De leur côté, en attaque, les Bills tenteront de devenir la quatrième équipe de l’histoire à inscrire au moins 35 points dans cinq matchs de suite. Seuls les Eagles (1949), les Rams (2000) et les Broncos (2013) ont réussi l’exploit.