logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo
star Bookmark: Tag Tag Tag Tag Tag
Canada

En rodage

Grande nouveauté de cette deuxième édition du Grand Montréal comique, l’équipe nationale de stand-up du Québec faisait ses débuts devant public, lundi à l’Olympia. La formule, pourtant originale, restera à être peaufinée avant la Coupe du monde de stand-up annoncée pour 2020.

Était-ce une bonne idée de lancer ce concept d’équipe nationale le jour de la fête nationale, en compétition avec des dizaines de concerts gratuits un peu partout en ville ? Toujours est-il que l’Olympia était loin d’être remplie, lundi, pour ce « camp d’entraînement » d’humoristes devant public.

Ce n’est pas comme si les dix joueurs de cette première cuvée étaient les derniers venus : Martin Petit, Patrick Groulx, Stéphane Fallu, Didier Lambert, Eddy King, Christine Morency, Charles Deschamps, Silvi Tourigny, Sylvain Larocque et Maude Landry.

Et l’an prochain, ils se mesureront notamment à la Suisse et la France, qui ont confirmé leur présence à la Coupe du monde de stand-up, a-t-on appris lundi dans une vidéo projetée à la fin du spectacle.

L’humoriste français vedette Vérino et le Suisse Thomas Wiesel se sont ainsi moqués des Québécois qui se sont autoproclamés champions du monde. « Pour avoir une équipe nationale, il faudrait peut-être avoir un pays », a lancé un Wiesel qui n’aurait pu avoir un meilleur timing en ce 24 juin.

Mais en quoi consiste une équipe nationale de stand-up ? On se posait déjà la question, lors de l’annonce du spectacle, et on a constaté lundi que le concept est encore plutôt flou. Après la présentation des dix joueurs étoiles, et un loufoque hymne national, la soirée a constitué en une série de numéros de... stand-up, eh oui !

Didier lambert se démarque

Ainsi, chaque humoriste bénéficiait de sept ou huit minutes pour démontrer son savoir-faire. Le problème ? La plupart des numéros livrés lundi avaient été entendus dans d’autres soirées d’humour ou, pire, dans des festivals l’été dernier. Pour l’originalité, il faudra repasser.

Du lot, c’est sans conteste Didier Lambert qui s’est démarqué. D’abord, dans le célèbre numéro des Pêcheurs, que Martin Petit a ramené avec Lambert et Sylvain Larocque. Malgré une réception tiède du public, il faisait bon revoir ce concept qui a mené à la série télé du même nom.

Blagues au cimetière

Plus tard, Lambert est revenu en solo pour son propre numéro, décalé à souhait. Possédant son univers unique, le comique mélange des blagues absurdes avec des petites prestations musicales à la guitare.

À part Les pêcheurs, l’autre numéro de groupe s’est avéré aussi l’un des meilleurs moments de la soirée. Intitulé Le cercueil à gags, il a mis en scène quelques humoristes qui sont venus faire des blagues du passé qu’ils ne pourraient plus faire aujourd’hui et qu’ils souhaitaient ainsi enterrer à jamais. Livrés dans le malaise, les gags parfois homophobes, racistes ou misogynes ont démontré à quel point les temps ont changé, et pour le mieux.

All rights and copyright belongs to author:
Themes
ICO