logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo
star Bookmark: Tag Tag Tag Tag Tag
Canada

Est-ce une bonne idée de casser son hypothèque?

La récente baisse des taux directeurs américains et la tendance à la baisse observée au Canada entraînent leur lot de questions. Vous êtes nombreux à vous demander s’il n’y a pas là une opportunité pour briser son contrat hypothécaire existant et en souscrire un nouveau avec de meilleures conditions.

Le raisonnement semble bien fondé, mais c’est dans l’exécution que le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle. Pour illustrer l’attrait, prenons un exemple.

Voilà un an, Gillian a souscrit à une hypothèque de 5 ans. Amorti sur 25 ans, le taux était de 3,95 %. Son prêt de 240 000 $ exige des versements mensuels de 1256 $. Récemment elle a remarqué qu’elle peut trouver un financement de 4 ans à un taux de 2,95 %. 1 % de moins, c’est énorme. La différence mensuelle de 154 $ lui procurera une marge de manœuvre de plus de 1800 $ par année.

Mais ce n’est pas tout. En conservant son prêt actuel encore pendant 4 ans, elle déboursera 35 781 $ en intérêts. Avec 1 % en moins, ce sera 25 953 $. Il y a là une économie potentielle de 9 828 $.

ATTENTION À LA PÉNALITÉ

Sophie Ferrando, courtière immobilière hypothécaire affiliée à Multiprêts recommande de ne pas baser sa décision uniquement sur le taux et sur l’économie potentielle. Il est impératif de s’informer sur la pénalité que le prêteur actuel est en droit de réclamer.

« Dans tous les cas, produit fixe ou variable, une pénalité sera chargée pour rupture de contrat. »

Après vérifications, Gillian affirme que sa banque exigera 3010 $ pour annuler l’entente. À cela Sophie recommande : « Il ne faut pas oublier de calculer les frais de transfert [notaire-quittance]. Comme l’hypothèque n’est pas à échéance, le prêt ne peut pas être subrogé, donc, les frais de notaire seront à la charge du client. De plus, il faudra bien choisir le nouveau produit et le terme, de façon à ne pas se retrouver à payer une nouvelle pénalité en cas de baisse importante d’ici 48 mois. »

Gillian est très tentée de changer de prêteur. En calculant la pénalité, le gain est tout de même de 6818 $. Si on déduit les frais de notaire et de quittance, il pourrait peut-être y avoir 1000 $ supplémentaires à en retrancher. Ce qui laisse 5818 $ en économie.

♦ Fabien Major est planificateur financier et conseiller chez Major Gestion Privée inc. succursale de Gestion de patrimoine Assante ltée à Outremont.

All rights and copyright belongs to author:
Themes
ICO