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Canada

Ils transforment leur école en fleuve Saint-Laurent

RIMOUSKI | Une artiste engagée de l’est du Québec a reçu un prix prestigieux environnemental pour avoir inculqué à des centaines d’élèves une conscience environnementale en [les aidant à peindre] le fleuve Saint-Laurent sur les murs de leur école.

Après quatre ans de travail, le dernier coup de pinceau a été donné à l’intérieur de l’école du Grand-Pavois de Sainte-Agnès à Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent, le 16 mai dernier.

Les murs et les casiers des trois étages sont maintenant remplis de baleines, d’oiseaux, de poissons et de plantes marines, de la surface jusqu’aux fonds marins.

Les enfants connaissent tout du fleuve et en parlent dans pratiquement toutes les matières enseignées.

Derrière ce grand projet se trouvent une artiste, Caroline Jacques, et son conjoint, Gervais Bergeron.

Mme Jacques a été marquée par la pollution dès l’enfance, après avoir grandi pendant quelques années près d’une baie remplie de poissons morts et de déchets en Afrique, où ses parents travaillaient pour Hydro-Québec International et pour l’Ambassade du Canada.

Déprimée de voir les vagues déverser autant de plastique sur les côtes, de la déforestation et des baleines qui meurent par la pollution, elle a cherché un sens à tout cela par son art engagé.

murale fleuve

Photo courtoisie, Gervais Bergeron

« Il y en a qui recyclent, il y en a qui créent des jardins communautaires, moi je suis capable de faire de l’art. Avec les jeunes, ça touche leur imaginaire. Les enfants à Sainte-Agnès savent que le fleuve Saint-Laurent, ce n’est pas juste une grande étendue bleue, qu’il y a des millions d’êtres vivants et plein d’espèces de plantes », dit Caroline Jacques, qui habite Saint-Fabien, près de Rimouski, depuis 2008.

Elle admet qu’il est difficile d’évaluer l’impact réel des artistes, mais avec ce projet auprès des jeunes, elle sent que son travail est palpable, à travers le regard des enfants avec qui elle a enjolivé les corridors.

Les murales qui représentent des milliers d’espèces du fleuve ont remporté le prix du public de la Fondation David Suzuki. Avec cela en poche et plusieurs projets artistiques mettant en vedette la nature fragilisée, elle a été choisie par la Fédération canadienne de la faune pour recevoir le prix Robert Bateman, qui lui a été décerné hier, à Halifax. Le prix pancanadien rend hommage à une personne qui aide à mieux faire connaître et aimer la faune et les milieux naturels par des moyens d’expression artistique.

« Ça donne une légitimité à mon message. Quand tu n’es pas tellement connue, tu parles et tu es moyennement entendue. Une reconnaissance pancanadienne, de sortir de ma petite région du Bas-Saint-Laurent, c’est vraiment touchant », ajoute-t-elle.

L’artiste travaille actuellement sur une série de grandes toiles qui parlent des impacts des changements climatiques. Elle met en scène les grandes villes côtières du monde comme si elles étaient inondées, avec la faune qui survit tout autour.

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