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«Je l’aime peut-être trop!» - Joël Bouchard

Que les séries éliminatoires aient lieu ou non dans la Ligue américaine, Joël Bouchard est fier de compter sur autant d’espoirs de qualités à sa troisième saison à la barre du Rocket de Laval. Et avec les débuts ahurissants de Cole Caufield, en fin de semaine, on peut le comprendre.

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«Le gars est arrivé de la NCAA et il a été bon en fin de semaine. Je l’ai laissé jouer, je n’y ai pas trop parlé et j’ai fait une vidéo de son premier match. J’ai vu qu’il essayait déjà de s’adapter au niveau professionnel le lendemain et il a très bien fait ça», a déclaré Bouchard sur les ondes de TVA Sports, lundi.

«C’est de lui laisser quelques jours pour s’acclimater et c’est à lui de continuer de performer. Est-ce qu’il devrait être rappelé? Ce n’est pas ma décision.»

Selon Bouchard, l’accueil qu’a reçu Caufield en arrivant dans le vestiaire l’a aidé à prendre ses aises.

«Crédit aux joueurs, qui l’ont accueilli à bras ouverts, a-t-il raconté. Il a le sourire tous les matins quand il se présente à l’aréna. C’est bien parti et on est content qu’il ait marqué ses premiers buts, parce que lorsqu’on tourne sa carte de hockey, on le sait, il en a compté des buts!»

«Je l’aime peut-être trop!» - Joël Bouchard

Photo courtoisie, Marlies de Toronto

Bouchard a également répété que le gagnant du trophée Hobey-Baker réalise qu’il compose déjà avec une certaine pression de faire l'étalage de son talent et livrer rapidement la marchandise.

«C’est sûr qu’il a une certaine pression, il a battu des records dans le programme américain. Ce n’est pas qu’un bon petit joueur, il a dominé à tous les niveaux. On était content qu’il marque et qu’il nous offre de l’attaque.»

De bons mots pour Primeau

Bouchard dispose également d’une bonne relève devant le filet avec Cayden Primeau, Michael McNiven et, plus récemment, Charlie Lindgren.

Dans le cas du premier, l’instructeur en chef dit avoir eu le coup de cœur pour lui dès leur première rencontre.

«Je ne m’en suis pas caché, je l’aime depuis la première journée. Je l’aime peut-être trop aussi! Je suis peut-être son plus grand admirateur, car je crois en l’individu avant tout.

«C’est un jeune qui a une bonne tête sur les épaules. Il a une vision et une [bonne concentration].»

«Je l’aime peut-être trop!» - Joël Bouchard

Photo le Journal de Montréal, Martin Chevalier

Rappelé par les Canadiens le 6 avril dernier, le portier de 21 ans a une excellente fiche de 11-3-0 dans la LAH, cette saison, avec une moyenne de buts alloués de 2,07 pour un taux d’efficacité de ,911.

«C’est tellement un beau joueur à posséder dans une organisation. Je trouve qu’il est sorti de la boîte cette année. C’est un choix de septième tour dont on a ouvert la boîte et qu’on a amené des rangs américains au niveau professionnel.

«Il a tellement une belle progression et il n’a pas fini. Il est encore en développement. Et vous savez, il n’a rien changé (...). C’était juste de lui donner du temps et comme je l’ai dit en début de saison, je ne l’échangerais pas contre aucun gardien de la Ligue américaine. Même un vétéran. J’aime comment il se comporte.»

Un Ryan Poehling affamé

Enfin, le Ryan Poehling de l’an dernier et celui que Bouchard dirige depuis le début du calendrier, c’est le jour et la nuit.

Aux dires de l’entraîneur, le choix de premier tour du Tricolore en 2017 est affamé.

«Il a absorbé le hockey professionnel. Je pense que, lorsqu’il est arrivé, il a été lancé dans un match incroyable qu’on a tous regardé, a-t-il rappelé en référant à sa soirée de trois buts à ses débuts avec le CH en avril 2019.

«Je l’aime peut-être trop!» - Joël Bouchard

Photo Martin Chevalier

«On était tous contents. On avait vécu de quoi d’extraordinaire. L’année d’après quand il s’est présenté au camp, il s’est blessé. Ce n’est pas la faute de personne, mais il a été lancé vite, puis il n’a malheureusement pas absorbé le hockey professionnel.»

Bouchard dit que Poehling a compris ce qu’il doit faire pour connaître du succès et suivre la courbe de progrès anticipée dans son développement.

«À travers les matchs, il a [gagné] une espèce de compréhension du jeu professionnel sur 200 pieds et il a [fait] un ajustement aussi.»

Pour y parvenir, il n’était pas question de lui donner plus de temps de glace ou de responsabilités, insiste-t-il. Et l’enseignant a passé beaucoup d’heures dans la salle de vidéo avec son élève.

«Moi le "faut qu’il joue", je ne m’embarque pas là-dedans, prévient-il. Dans le cas de Ryan, c’était d’avoir la compréhension de ce qu’il doit faire pour bien jouer. Et là où je suis le plus fier de lui, c’est qu’il l’a fait.»

Du hockey, Poehling en mange à présent. Il n’hésite pas à demander conseil s’il n’a pas aimé une de ses performances.

«En fin de semaine, il est venu me voir après le premier match contre Toronto pour me demander d’aller faire de la vidéo. J’ai regardé le match et je lui ai dit "pas besoin de faire de vidéo avec toi".»

«Je lui ai demandé une chose et il l’a fait. Il a eu un très bon deuxième match. Après je l’ai regardé dans l’autobus et [je lui ai souri].»

«Je l’aime peut-être trop!» - Joël Bouchard

Photo d'archives Martin Chevalier

Évidemment, le pilote québécois préférerait guider ses joueurs vers un championnat. Le Rocket trône au sommet de la section canadienne avec une fiche de 19-5-1 et huit victoires en 10 sorties.

Il reconnaît toutefois que la situation à l’échelle mondiale est plus importante.

«Il y a beaucoup de choses qui sont plus importantes que les séries de la Ligue américaine. Ceci dit, je considère que notre équipe joue depuis longtemps du hockey des séries.»

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