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L’Impact méritait un meilleur sort

Dans le sport professionnel, on n’a jamais donné de points pour le style. La seule variable qui compte, c’est le score à la fin du match. Samedi, l’Impact aurait mérité un meilleur sort face au New York City FC, mais il a tout de même quitté les lieux bredouille, sans même un point supplémentaire dans cette course aux séries effrénée.

En d’autres occasions, une performance semblable a déjà permis au XI montréalais d’accrocher une victoire. Je pense, entre autres, au match contre le Crew de Columbus, où l’Impact n’avait pas été meilleur qu’au cours de la dernière fin de semaine, mais était tout de même reparti avec trois points.

Bref, après le match au Yankee Stadium, on aurait bien pu tomber dans une spirale de suppositions. Si Urruti avait marqué et nivelé la marque ? Si Camacho avait dégagé le ballon plutôt que de le contrôler ?

Ce serait toutefois passer à côté de l’essentiel. L’Impact a perdu à cause de ses largesses défensives, encore. Et ce n’est pas la faute d’erreurs individuelles, d’un problème collectif.

Le cas Moralez

Quelles consignes défensives ont données Thierry Henry et son personnel aux joueurs avant la rencontre contre le NYCFC ? Est-ce qu’on s’en est tenu aux principes habituels ou a-t-on adapté le plan à l’adversaire.

Parce que quand tu joues contre les New-Yorkais, il faut absolument (!!!) avoir à l’œil le meneur de jeu, Maxi Moralez. À chaque instant du match, les joueurs de l’Impact auraient dû être conscients de sa présence, de sa position sur le terrain. Chaque fois que l’Impact perdait le ballon, il aurait fallu un joueur dans les culottes du numéro 10 adverse. 

Qui a marqué le but gagnant ? Je vous le donne en mille : Moralez. Et comment l’a-t-il marqué ? En recevant le ballon au milieu de terrain fin seul et en étant capable de courir avec le ballon sur une distance de 30 ou 40 verges sans être le moindrement embêté.

Ce qu’il faut donc à mon avis souligner du match de samedi, c’est cette incapacité de l’Impact à gérer le meilleur joueur adverse. Et la faute ne revient pas à un seul joueur. C’est toute l’équipe qui devait être responsable de Moralez. Mais est-ce que les consignes étaient claires ?

S’en remettre à l’autre

Après avoir été nommé joueur de la semaine dans la MLS, Bojan a offert une performance plus anonyme dans la Grosse Pomme samedi. Offensivement, il n’a pas été en mesure d’être dangereux et, défensivement, il n’a pas participé beaucoup à l’effort de guerre.

Si vous ajoutez le fait qu’Amar Sejdic ne pèse pas non plus beaucoup d’un point de vue défensif, vous vous retrouvez avec une situation où certains joueurs doivent prendre les bouchées doubles quand l’Impact n’a pas le ballon.

À ce titre, la pression est retombée instantanément sur les épaules de Victor Wanyama et Samuel Piette. Ils ont dû travailler deux fois plus fort pour protéger la dernière ligne défensive de l’équipe qu’on sait fragile.

Dans le soccer moderne, tout le monde doit être en mesure de participer défensivement si une équipe veut obtenir du succès. Quand des joueurs ne participent pas à cette phase du jeu, ça crée un effet domino.

On en voudrait plus d’un point de vue offensif de la part de Wanyama et Piette, certes. Mais est-ce raisonnable d’exiger d’eux cette contribution quand ils doivent compenser défensivement pour leurs coéquipiers ?

La réponse est dans la question.

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