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Canada

La ferme du cerf fou pas encore décontaminée

GRENVILLE-SUR-LA-ROUGE | Un maire des Laurentides est en colère parce que les terrains de la ferme qui ont été contaminés par la maladie du cerf fou l’an dernier n’ont toujours pas été décontaminés, tel que l’avait promis le gouvernement fédéral.

« Ils dorment au gaz. Ça va faire un an. Il pleut régulièrement et il y a trois ruisseaux sur le terrain », fustige Tom Arnold, maire de Grenville-sur-la-Rouge.

Celui-ci soutient qu’il est constamment questionné par des citoyens inquiets.

Un premier cerf

En août dernier, un premier cerf atteint de la maladie débilitante chronique des cervidés (MDC) a été découvert dans un troupeau de Harpur Farms, dans cette municipalité des Laurentides.

En octobre, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a obligé Harpur Farms à abattre les 3200 cerfs rouges de ses élevages.

Au total, 11 animaux ont été détectés positifs.

Chasse interdite

La chasse a été interdite sur un territoire de 400 km2 l’automne dernier, car le gouvernement provincial craignait que la maladie se soit propagée à l’extérieur de l’enclos.

Aucun cas n’a cependant été recensé dans la nature jusqu’à maintenant.

Cette maladie est semblable à celle de la vache folle. Elle peut tuer une bête en quelques mois.

Il n’a pas encore été prouvé que la MDC peut se transmettre à l’être humain.

La protéine responsable de la maladie résiste au froid et à la chaleur et pourrait se propager par l’eau, selon des experts.

« Est-ce qu’ils prennent vraiment ça au sérieux ? Le prion responsable de la maladie peut facilement se déplacer avec les éléments de la nature, mais aussi avec les petits animaux qui ne sont pas limités par les clôtures », explique Xavier Roucou, biochimiste et directeur du département de biochimie à l’Université de Sherbrooke.

« Il suffit qu’un oiseau ait des prions sous ses pattes après s’être posé dans un enclos et il pourra devenir le vecteur qui transportera la protéine en dehors [de la zone contaminée] », indique le spécialiste.

Ottawa évalue toujours

Au fédéral, on continue d’évaluer la situation.

« L’ACIA et le propriétaire du site poursuivent leur évaluation du plan de nettoyage et de décontamination », nous a-t-on répondu.

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