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Canada

Les jours de la BIC sont-ils comptés?

« Médiocre », selon les conservateurs, inefficace pour les néo-démocrates, la controversée Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) connaîtra une mort presque assurée si le gouvernement Trudeau est défait aux élections d’octobre.

Un peu plus de deux ans après sa création, les fondations de la Banque sont plus instables que jamais, à deux mois du scrutin fédéral.

Le numéro 2 de l’institution, son chef des investissements Nicholas Hann, a claqué la porte le mois dernier, après seulement dix mois en poste, alors que l’organisme est accusé par ses détracteurs de confirmer ses investissements au compte-gouttes.

Même François-Philippe Champagne, le ministre de l’Infrastructure du gouvernement Trudeau, ardent défenseur de la BIC, semble démontrer des signes d’agacement concernant la performance de l’institution.

Budget de 35 milliards $

Celle-ci a été dotée, en 2017, d’un budget de pas moins de 35 milliards $ pour investir et chercher à attirer des investisseurs privés institutionnels dans des projets d’intérêt public. Or, l’an dernier, un seul investissement a été annoncé, celui du Réseau express métropolitain (REM). Quatre autres ont suivi cette année. Une autre annonce devrait être faite ce matin à Montréal.

« On aurait voulu aller plus vite », reconnaît M. Champagne. « Pour avoir [travaillé] dans le milieu des affaires, c’est sûr qu’on voudrait qu’il y ait plus d’investissements [annoncés], mais quand on investit des fonds publics comme la Banque le fait, il faut faire les vérifications nécessaires. Ça prend du temps, l’apprentissage, aller chercher les talents, s’établir, bâtir sa réputation. »

Ces arguments ne convainquent pas le conservateur Gérard Deltell, lequel promet de mettre la hache dans cette institution « médiocre et peu efficace » si son parti est porté au pouvoir.

Pas de raison d’être

« Ils ont promis un budget et des investissements incroyables pour les infrastructures. C’est une promesse brisée. La Banque n’a pas sa raison d’être, les résultats ne sont pas là », dit le député. Il s’attend à ce que les Canadiens soient « inondés » d’annonces en infrastructure au cours des prochaines semaines, alors que la date du déclenchement de la période électorale approche. La députée néo-démocrate Brigitte Sansoucy promet elle aussi la fermeture de la Banque.

« Ç’a été très long à démarrer, ça coûte cher en administration. Tout ça pour cinq projets approuvés jusqu’à maintenant. En plus, la majorité des municipalités ne peuvent en bénéficier. C’est exactement ce qu’on craignait quand les libéraux ont investi 35 milliards $ en fonds publics dans cette Banque. »

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