This article was added by the user Anna. TheWorldNews is not responsible for the content of the platform.

Ne touchez pas au modèle québécois!

Avez-vous déjà vu le film Fear Strikes Out, avec Anthony Perkins ?

Ce long métrage sorti en 1957 raconte la vie tragique de Jimmie Piersall, un célèbre joueur de baseball qui évoluait pour les Red Sox de Boston. 

Poussé à bout par un père tyrannique et exigeant qui voulait que son fils devienne le plus grand joueur de baseball de tous les temps, Piersall a fini par craquer et a dû être interné dans un hôpital psychiatrique. 

REGARDONS AUTOUR DE NOUS

Dans une scène particulièrement intense, un psychiatre dit à Piersall que c’est son père qui l’a rendu malade...

« Arrêtez de répéter ça, c’est faux ! tonne Piersall. C’est grâce à mon père si je suis rendu où je suis maintenant !!! »

Le psy regarde Piersall en silence. Et dans son regard, on voit tout ce qu’il voudrait dire à son patient, mais n’ose pas...

« Justement, regarde autour de toi, Jim... Tu es à l’asile... »

J’ai pensé à cette scène en lisant le texte que Le Journal a publié hier sur le modèle québécois qui craque de partout. 

Chaque fois qu’on ose critiquer le modèle québécois (un mode de gestion où l’État est omniprésent, surtout dans la sphère économique), il y a toujours des gens pour dire : « Arrêtez de critiquer le modèle québécois, c’est grâce à lui si nous sommes rendus là où nous sommes maintenant ! » 

Euh... Justement...

Regardez où nous sommes maintenant. 

Pénurie de profs, d’infirmières, d’ingénieurs, de vétérinaires, d’éducatrices en garderie.

Contribuables les plus taxés en Amérique.

Fonction publique obèse (un travailleur québécois sur quatre travaille pour le gouvernement, un sommet).

Taux d’analphabétisme alarmant.

Aucun nouvel emploi créé dans le privé depuis septembre 2018. 

Des milliards de dollars perdus après que l’État a investi dans des canards boiteux. 

Dépassements de coûts systématiques dans les grands projets de construction.

Etc., etc.

Bref, notre beau modèle qu’on voulait exporter aux quatre coins du pays prend l’eau et craque de partout. 

Et c’est ce modèle que certains veulent protéger ?

VIEILLES RÉPONSES, NOUVELLES QUESTIONS

Un moment donné, il va falloir regarder la réalité en face.

Le modèle québécois apportait des réponses des années 60 à des questions qui se posaient à nous... dans les années 60.

Or, nous sommes en 2021. 

Le temps est venu de changer de modèle ou alors de le rénover.

Vous connaissez la fameuse phrase d’Einstein que je cite souvent : « La définition de la folie est de toujours faire la même chose en espérant des résultats différents à chaque fois. »

Eh bien, c’est ça. 

Le temps est venu d’essayer autre chose. 

« En 1960, l’État était porteur de tous les espoirs, disait l’économiste Pierre Fortin lors d’un colloque sur la Révolution tranquille, en mai 2010. Aujourd’hui, devenu omniprésent, il est la source de beaucoup de frustration. 

« L’État est devenu la nourrice des entreprises, le père Noël des régions. 

« Si nous voulons nous préparer au changement démographique qui est imminent, il est clair que nous devrons revoir en profondeur nos façons de faire en santé, en éducation et en gestion des infrastructures. »

ÇA N’A PAS CHANGÉ

Monsieur Fortin a prononcé ces mots il y a 11 ans. 

Trouvez-vous qu’on a fait des progrès, depuis ?