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Canada
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Néron avait aussi emprunté de l’argent à son précédent mari

L’ex-dragonne Caroline Néron n’a pas seulement emprunté de l’argent à Réal Bouclin, avec qui elle est en instance de divorce. Elle a aussi reçu un prêt de 250 000 $ de son précédent mari, Jean-Marc Gagné.

La créance était garantie par des actions de quatre des entreprises liées au groupe de bijouterie de l’ancienne actrice : Néron inc., Royautés Néron inc., Gestion Néron inc. et Boutiques Néron inc. Une hypothèque conventionnelle a été inscrite à cet effet au Registre des droits personnels et réels mobiliers (RDPRM) en 2014.

« Ça fait longtemps que c’est remboursé », a assuré hier au Journal Pierre Langlois du cabinet de relations publiques National, qui s’occupe de répondre aux médias pour le compte des entreprises de Caroline Néron.

Il a été impossible hier de joindre M. Gagné, qui est propriétaire d’un magasin Canadian Tire sur l’île de Montréal.

Rappelons que les entreprises Néron inc. et Boutiques Néron inc. se sont placées sous la protection des tribunaux au début du mois, croulant sous plus de 9 millions $ de dettes.

Néron inc. a notamment contracté un prêt à intérêt élevé de 5 millions $ auprès de la firme montréalaise Fiera Capital.

Hypothèques de 4 M$ pour Bouclin

Néron inc. doit également 736 000 $ à une société à numéro contrôlée par M. Bouclin. Dans le RDPRM, on constate que cette entreprise a inscrit des hypothèques d’une valeur totale de 4 millions $ à l’encontre de Royautés Néron inc., Néron inc. et Boutiques Néron inc.

Michel Deschamps, avocat chez McCarthy Tétrault et professeur à l’Université de Montréal, a toutefois précisé au Journal que par prudence, les prêteurs indiquent souvent au RDPRM des sommes plus importantes que ce qui leur est réellement dû.

Le RDPRM nous apprend aussi qu’en 2016, Caroline Néron a hypothéqué à hauteur de 800 000 $ l’assurance vie de 2 millions $ qu’elle a souscrite auprès de SSQ. La Corporation financière Norty de Normand Caty s’est appuyée sur cette garantie pour prêter une somme non déterminée à Royautés Néron inc. Le solde à rembourser est « vraiment minime », a indiqué M. Caty à La Presse la semaine dernière.

National n’est pas inquiet

Le cabinet National a par ailleurs fait savoir hier qu’il n’avait aucune crainte de se faire payer par le groupe de Caroline Néron pour ses services. La firme de relations publiques compte plusieurs grandes entreprises aux poches profondes parmi ses clients.

« L’entreprise génère encore des flux de trésorerie, a affirmé M. Langlois. Ses boutiques sont encore ouvertes, il y a des ventes. On est payés par l’entreprise. »

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