Canada

Notre voiture

Un débat de société éclate autour de l’utilisation de la voiture dans la métropole. Encore. Il y a plus de voitures qu’avant, encore beaucoup de gens l’utilisent quotidiennement pour se rendre au travail. La nouvelle est diffusée et on entend en toile de fond le murmure de plusieurs journalistes qui regardent le peuple comme un triste troupeau de barbares inconscients. 

Quelques réflexions. Pour aborder ce sujet, il faut commencer par établir la vérité. L’automobile (incluant le VUS, sa version améliorée) représente un moyen de transport extraordinaire. Une innovation inimaginable dans l’histoire de l’humanité. Un moyen de se transporter à une vitesse élevée, dans un confort impressionnant, avec somme toute un besoin énergétique limité. 

Précision : je ne suis aucunement un « gars de char ». Je n’y connais rien et ça ne m’intéresse pas. Mais je connais les humains. 

Notre voiture nous amène du point A au point B, simplement, efficacement. Elle permet de s’arrêter en chemin pour des courses, pour chercher son enfant puis ramasser un pain, deux kilomètres plus loin. Elle arrête et repart en un mouvement de la main.  

Loisirs et quiétude 

Son habitacle constitue aussi un assez beau milieu de vie, un endroit privilégié pour écouter de la musique ou de l’information sans être dérangé. Je crois qu’on sous-estime à quel point l’auto constitue un havre de paix pour le parent qui s’est fait chahuter par les enfants à la maison et qui se fera pressuriser par les patrons au travail. 

L’industrie automobile, une puissance économique, a investi pour améliorer son offre au fil des décennies. La voiture d’aujourd’hui est incroyablement sécuritaire. On l’oublie, mais une part importante de l’amélioration du bilan routier relève de la qualité des véhicules. Et de plus en plus, nos voitures sont équipées d’une foule de gadgets qui rendent la vie plus facile et l’expérience plus agréable. 

La voiture est particulièrement merveilleuse si vous vivez en dehors d’un grand centre urbain. Là où la densité de population est insuffisante pour justifier un transport collectif efficace. On parcourt les distances inhérentes à la ruralité rapidement et en tout confort. 

La voiture comporte aussi des inconvénients. Elle coûte cher. Lorsqu’elles sont trop nombreuses à la même heure, la congestion gâche l’expérience. Plus récemment, on a pris conscience que la combustion de carburants fossiles contribue au réchauffement de la planète. 

La vision « verte » 

Se basant sur ce dernier constat, une armée d’écologistes s’est levée pour faire passer les automobilistes pour des vandales. Séparant le monde entre le Bien et le Mal comme les inquisiteurs du 13e siècle, ces porteurs de vérité méprisent ceux qui ne vivent pas sur l’île de Montréal et ne voyagent pas à vélo ou en autobus. 

Cette approche est nulle et stérile. Et lorsqu’on remet l’organisation du transport en commun entre les mains d’idéologues qui pensent ainsi, c’est un cul-de-sac. 

Pour réussir, le transport collectif doit viser à offrir une solution de rechange efficace et confortable, supérieure à cet excellent moyen de transport : l’auto. C’est ça « convaincre », dans un pays libre.