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Projet au Parc de la Chute-Montmorency: la Sépaq forcée de faire des choix

La pandémie et la surchauffe dans le milieu de la construction ont fait exploser les coûts de construction d’un projet qui inclut une passerelle semi-submersible au Parc de la Chute-Montmorency. Les coûts passent de 15 M$ à 30 M$, forçant la Sépaq à faire des choix.

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Le grand projet de bonification de l’offre du Parc de la Chute-Montmorency bénéficie d’une enveloppe totale de 48 M$. De cette somme, 15 M$ devaient servir au volet Expérience-Chute et le 33 M$ restant était prévu pour des rénovations et aménagements multiples sur l’ensemble du site.

Or, voilà que les coûts liés au projet Expérience-Chute, comprenant notamment une passerelle semi-submersible « unique au monde », passent du simple au double pour atteindre à ce jour 30 M$.  

Les coûts de la passerelle semi-submersible, ouvrage imposant d’ingénierie, ont été revus à la hausse.

Illustration courtoisie

Les coûts de la passerelle semi-submersible, ouvrage imposant d’ingénierie, ont été revus à la hausse.

«C’est pareil pour tout le monde qui a des chantiers de construction. Quand tu ouvres les soumissions, c’est toujours plus élevé avec la surchauffe du milieu de la construction, les approvisionnements chambardés et la pénurie de main-d’œuvre», souligne le porte-parole de la Sépaq, Simon Boivin.

Budget final respecté

À elle seule, la portion de la passerelle semi-submersible, un ouvrage d’ingénierie que la Sépaq qualifie «d’unique au monde», a vu son coût prévu tripler en quelques années. 

De 4 M$ dans les premières estimations dévoilées par Le Journal en 2018, le montant de cette phase est passé à 9 M$, pour finalement se concrétiser à l’octroi d’un contrat à 12,7 M$ dans les dernières semaines.

Malgré ces dépassements importants, la Sépaq se veut toutefois rassurante sur l’issue du projet. «Ça ne coûtera pas 1 $ de plus que prévu aux contribuables», assure Simon Boivin, précisant que l’organisation avait décidé de faire des choix plutôt que de dépasser son budget. 

L’enveloppe initialement prévue à 33 M$ pour des aménagements et rénovations, qui comprenaient notamment un jardin anglais, une reconfiguration et l’agrandissement des stationnements et le réaménagement du Manoir Montmorency, sera finalement revue à la baisse.

À terme, le Parc de la Chute-Montmorency aura de nouvelles structures permettant au public de se réapproprier la chute.

Illustration courtoisie

À terme, le Parc de la Chute-Montmorency aura de nouvelles structures permettant au public de se réapproprier la chute.

«On ne veut pas s’avancer sur ce que [la phase 1] va coûter au final et ce qui va rester pour le reste. [...] Il y a des éléments de la phase 2 qui vont être retardés ou tout simplement éliminés. Nous sommes en train d’analyser ce qui sera priorisé lors de cette deuxième phase», explique la Sépaq.

Passerelle prête en 2022

L’organisme fait donc le choix de tout miser sur son Expérience-Chute. 

«On croit vraiment que le jeu en vaut la chandelle, que c’est ce qui va nous distinguer», insiste Simon Boivin.

Les premiers jalons du projet ont été inaugurés cette année avec de nouveaux sentiers des deux côtés de la chute et une nouvelle traverse contemplative.

Le clou du spectacle, la passerelle semi-submersible, sera quant à lui inauguré à l’été 2022.

«Ça va permettre de traverser la rivière au pied de la chute pour en sentir toute sa puissance et sentir ses embruns. [...] C’est une passerelle amovible et flottante qui va s’adapter au niveau du bassin. C’est un beau travail d’ingénierie qui va rendre la chute encore plus incontournable», précise M. Boivin. 

Enveloppe totale de 48 M$ 

Phase 1 :

Expérience-Chute 

Phase 2 :

Rénovations et aménagements supplémentaires (stationnements, rénovation du manoir, jardin anglais, etc.)  

Sources : SEAO, SÉPAQ

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