logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo
star Bookmark: Tag Tag Tag Tag Tag
Canada
An article was changed on the original website

Salon de l’auto: le futur, c’est maintenant

MONTRÉAL – Le Salon international de l’auto de Montréal ne lâche pas le morceau: encore une fois cette année, les organisateurs ont mis l’accent sur les voitures électriques.

Puisqu’elles sont toujours plus présentes dans les rues de la Belle Province, le Salon a mis le paquet cette année. Ce sont en tout 42 modèles, sur un total d’environ 500 exposés, qui sont propulsés par des moteurs hybrides, électriques ou à hydrogène. Un sommet.

«Quand j’ai commencé il y a trois ans, il y avait quoi... six ou sept modèles différents, et aujourd’hui il y en a 42. Alors ça se démocratise», a lancé Denis Talbot, l’un des porte-parole de l’événement, samedi, au Palais des congrès.

Bertrand Godin et Denis Talbot

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Bertrand Godin et Denis Talbot

«C’est un grand thème et ça l’a toujours été, a quant à lui expliqué Bertrand Godin, l’autre porte-parole du Salon. Le Salon a été précurseur dans ce domaine. Le thème était «En route vers l’avenir» il y a presque 12 ans. Aujourd’hui, on n’est plus en route, on est à destination!»

De l’aide

Si la popularité de ces voitures ne se dément pas et que l’offre augmente rapidement, de nombreuses questions demeurent malgré tout dans l’esprit de bien des gens. L’autonomie des batteries et l’empreinte écologique de la fabrication de celles-ci figurent parmi les interrogations.

Ainsi, pour aider les automobilistes à faire un choix éclairé avant de faire l’achat d’un nouveau véhicule, le Salon a mis à la disposition des visiteurs plusieurs outils. Les gens peuvent, notamment, avec la collaboration de CAA-Québec, effectuer un essai routier de 12 modèles de voitures.

Le Kiosque Infiniti

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le Kiosque Infiniti

Un nouvel espace, baptisé Le Générateur, propose également plusieurs kiosques qui permettent de se familiariser avec les nouvelles technologies liées à la mobilité verte. Des conférences avec des experts sont également tenues sur place.

M. Godin a d’ailleurs insisté sur l’importance de se renseigner pour faire un choix éclairé avant de procéder à l’achat d’une voiture. «Il y a beaucoup de mythes et d’informations qui vont être transmises et qui ne sont pas nécessairement vraies», a-t-il tranché.

«On veut que les gens puissent comprendre les enjeux, utiliser la voiture de façon écoresponsable et, en même temps, on voulait offrir des solutions de mobilité différente, comme le covoiturage et les vélos. Ce n’est pas juste la fête de l’automobile, c’est la fête du transport.»

La Koenigsegg Agera RS

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Charmés

Les deux porte-parole ont concédé qu’il reste bien du travail à faire pour maximiser le potentiel des voitures électriques. Toutefois, l’offre disponible sur le marché en 2019 a fait leur bonheur, et ils ont plusieurs arguments pour convaincre les intéressés.

«On voit la tendance augmenter énormément en autonomie. La Nissan Leaf, par exemple, est passée de 240 km à 363 km, donc ça devient intéressant», a déclaré M. Godin.

La Nissan Leaf

Photo Agence QMI, Joël Lemay

La Nissan Leaf

«L’entretien de ces voitures est nettement plus facile [que celle des voitures à essence]. On parle parfois d’un changement d’huile par année pour une hybride. L’accélération différente fait également en sorte que tu n’as pas à utiliser autant les freins», a-t-il ajouté.

Et, M. Talbot n’est pas en reste de bons mots: «La compagnie qui va sortir une voiture électrique à 15 000 $, elle va en vendre comme des petits pains chauds!»

Les amateurs de voitures pourront eux-mêmes poser leurs questions aux porte-parole, qui seront présents jusqu’à la fermeture du Salon, le 27 janvier. M. Godin a par ailleurs invité les mordus d’autos à venir faire leur tour.

«Le Salon, c’est un endroit pour rêver. Au Salon, ce qui est beau à voir, encore plus que la Bugatti, c’est l’enfant qui a des étincelles dans les yeux parce qu’il voit enfin en vrai la voiture qu’il a vue dans les jeux vidéo», a-t-il imagé, toujours passionné.

Voitures électriques: les gens au rendez-vous

La Koenigsegg Agera RS

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Tommy Thurber

MONTRÉAL – Bien guidés par des directions mises en évidence pour repérer les 42 voitures mues par des technologies alternatives, les visiteurs du Salon international de l’auto de Montréal ont été particulièrement nombreux à jeter un coup d’œil aux voitures hybrides et électriques, samedi, au Palais des congrès.

Au fil du parcours électrique, que les amateurs de voitures pouvaient suivre en se dirigeant grâce aux grandes flèches suspendues au plafond pour repérer ces voitures, il semblait évident que l’engouement pour ce type de véhicule était en hausse. Des gens très différents, de toutes les tranches d’âge, observaient avec curiosité ces modèles.

Vivant des réalités différentes, tous semblaient avoir des raisons différentes de s’intéresser à ces automobiles propulsées par des moyens alternatifs.

Économie, autonomie et espace

«C’est pour l’économie à long terme, a dit Éric Bissonnette, pour qui l’aspect écologique n’est pas vraiment un facteur. Je veux épargner sur l’essence et le coût d’entretien. Il y a aussi le couple moteur et l’agrément de conduite qui m'intéressent.»

Un moteur électrique (ÉcoTuned) pouvant aller dans un Ford F150

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Un moteur électrique (ÉcoTuned) pouvant aller dans un Ford F150

S’il observait attentivement la Hyundai Kona électrique, samedi, il n’avait toujours pas pris de décision sur le type de voiture qu'il choisira, indiquant que le design et la performance seront les principaux éléments qui pèseront dans la balance.

Alain Bourdon, lui, jetait un coup d’œil attentif à la Hyundai Ioniq électrique, avouant toutefois d’emblée qu’il n’était pas prêt pour ce genre de motorisation. Il commencera par une voiture hybride, expliquant que l’autonomie des batteries, encore trop basse, le freine dans l’achat d’un véhicule totalement électrique.

La Bugatti Chiron

Photo Agence QMI, Joël Lemay

La Bugatti Chiron

«Oui, l’autonomie a beaucoup augmenté, mais on est au Québec, au Canada, et à cause de la température, les batteries se déchargent beaucoup plus vite. C’est pour cette raison que pour l’instant, je considère une hybride», a-t-il expliqué.

«Dans cinq ans, ce sera certainement une option, les batteries auront évolué. Je pense que c’est la même chose pour tout le monde: c’est l’autonomie qui fait la différence», avance-t-il.

M. Bourdon a malgré tout insisté sur le fait qu’il souhaite faire ce changement. «Pour avoir quand même une touche environnementale, affirme-t-il. Si on fait tous notre petit bout de chemin, ça va aider la planète un peu.»

Quelques mètres plus loin, un couple et ses deux jeunes enfants s’installaient dans la Chrysler Pacifica hybride, la poussette bien rangée dans le coffre, pour tester l’espace et le confort.

«Pour nous, c’est l’espace qui est important, a admis Oumar Doumbouya. Je trouve ça bien qu’ils utilisent un système hybride [dans une minifourgonnette]. C’est la première fois que je vois ça. Il n’y avait pas vraiment d’option avant pour les familles [au point de vue écologique].

Themes
ICO