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Canada

Son chien lui sauve la vie

DRUMMONDVILLE | Un sexagénaire malade qui dormait profondément à cause de sa médication a probablement eu la vie sauve grâce à son chien qui l’a réveillé juste à temps pour sortir de son logement en flammes.

Fernand Boucher a été extirpé de son sommeil, mardi vers 5 h 45 du matin, par l’agitation de son vigilant petit chien prénommé Ti-cul qui bondissait sur lui.

« Il me léchait dans la face, il jappait. Il essayait de me réveiller [...] C’est le premier de mes chiens qui me sauve la vie », relate l’homme de 60 ans.

Le locataire a vite constaté que son appartement était la proie d’un violent incendie. Le logement est situé au-dessus du bar Le Ranch et d’une crèmerie, sur le boulevard Mercure, à Drummondville.

Il a aussitôt pris son pinscher allemand dans ses bras et a traversé le logement, envahi d’un épais nuage de fumée.

Son neveu, Luc Bradford, qui partageait sa chambre, le suivait pour éviter qu’il ne s’effondre en chemin.

« Quand je suis sorti, j’ai failli m’écraser. J’étouffais. J’avais les poumons qui brûlaient. J’ai commencé à reprendre mon souffle une fois en bas de la galerie », relate M. Boucher, qui souffre de bronchite-asthmatique chronique.

Sept personnes ont été évacuées de cet immeuble en feu. Personne n’a été blessé.

Selon le directeur du Service incendie de Drummondville, Yves Beaurivage, les flammes intenses auraient pris naissance dans la crèmerie, au rez-de-chaussée de l’immeuble.

Lorsque le Service d’intervention d’urgence du Centre-du-Québec (SIUCQ) a pris en charge les sinistrés, M. Boucher était en état de choc.

L’immeuble incendié où il habitait à l’étage, et qui abritait le bar Le Ranch ainsi qu’une crèmerie.

Photo collaboration spéciale, Caroline Lepage

L’immeuble incendié où il habitait à l’étage, et qui abritait le bar Le Ranch ainsi qu’une crèmerie.

« Il pleurait et il tremblait beaucoup », rapporte l’intervenant d’urgence du SIUCQ, Michael Desmarais.

Le Drummondvillois félicitait son inséparable compagnon que lui avait offert sa fille pour ses 58 ans.

« Je suis bien content de mon Ti-cul », répétait-il au Journal.

Son pinscher allemand est si attaché à lui qu’il va jusqu’à se priver de manger lorsque son maître, aux prises avec divers problèmes de santé, doit être hospitalisé, raconte le sinistré.

M. Boucher partageait son logement avec d’autres locataires qui avaient entendu l’avertisseur de fumée sonner. Ils avaient aussi crié pour lui signaler le danger.

« Je n’étais pas “réveillable”. Je prends des pilules assez fortes pour mes sautes d’humeur », explique le sexagénaire.

Selon M. Beaurivage, du service incendie, l’immeuble est une perte totale et devra prochainement être démoli. Des enquêteurs inspectaient la scène mardi pour identifier la cause, qui est encore inconnue.

La Croix-Rouge s’occupait de trouver un hôtel pour loger les sinistrés à la rue. M. Boucher, qui ne détenait aucune assurance, a tout perdu, mais a réussi à sauver l’essentiel : son Ti-cul.

« Si mon chien ne sortait pas, je restais », assure-t-il.

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