logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo logo
star Bookmark: Tag Tag Tag Tag Tag
Canada
An article was changed on the original website

Une loi pour limiter les dérives sectaires cet automne?

L'histoire d'Éloïse Dupuis a ébranlé le Québec en octobre 2016 quand la jeune femme, qui venait d'accoucher, a refusé des transfusions sanguines parce qu'elle était membre des Témoins de Jéhovah. Depuis sa mort, sa tante Manon Boyer mène un combat contre les dérives sectaires et espère faire bouger le gouvernement Legault plus tôt que tard.

«Je continuerai cette bataille tant que les lois ne seront pas changées», a dit Mme Boyer, samedi, elle qui a récemment tenu une rencontre de plus de deux heures avec des représentants du cabinet du premier ministre François Legault.

Après un accouchement difficile le 12 octobre 2016, Éloïse Dupuis, qui était dans les Témoins de Jéhovah, avait refusé les transfusions sanguines qui lui auraient permis de vivre. Ses proches accusent depuis la police du sang des Témoins de Jéhovah d'avoir bloqué Éloïse de tout contact avec l'extérieur.

Après sa rencontre au cabinet de François Legault, Manon Boyer se dit maintenant sûre de voir les choses changer. «Ça a été très positif. Je sens qu'il y a une réelle volonté politique, finalement, de faire avancer ce dossier», a-t-elle indiqué.

«M. Legault l’avait dit quand Éloïse est décédée, ça n’avait pas de sens de mourir pour une religion», a ajouté la dame.

Le gouvernement veut bouger

Le gouvernement caquiste confirme pour sa part que les travaux sont en cours et qu'une annonce sera faite à l'automne dans le dossier des dérives sectaires. Le gouvernement souligne toutefois qu’il s’agit d’une question sensible et qu’il faut agir avec prudence.

«Quand on discute avec Info-Sectes, on s'aperçoit que la problématique est beaucoup plus grande. Je pense donc que c'est important que les partis politiques et les législateurs réfléchissent à cette question et apportent des solutions», a précisé le député Donald Martel, adjoint parlementaire du premier ministre.

«Ce qui était arrivé à la petite Éloïse, il est arrivé autre chose dans d'autres religions. On va essayer de prendre cela le plus large possible», a ajouté le politicien de Nicolet-Bécancour.

«Je ne pense pas qu'on pourrait forcer une personne consciente à accepter ou refuser des soins», a toutefois tempéré l’avocat François David-Bernier.

«La marge de manœuvre était infime parce que c'est des droits fondamentaux du Code civil. [...] Si la personne peut refuser et qu’elle est consciente, ça va être dur d'aller à l'encontre de ça», a analysé le juriste.

La tante d'Éloïse Dupuis rencontrera de nouveau les membres du gouvernement, lundi prochain.

All rights and copyright belongs to author:
Themes
ICO