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«Virus de Wuhan»: l'obsession américaine plombe une rencontre du G7

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L'entêtement des États-Unis à parler du «virus de Wuhan» et à blâmer la Chine pour la pandémie de COVID-19 a fait déraper une réunion des ministres des Affaires étrangères du G7 mercredi, ont rapporté plusieurs médias en soirée.

Selon diverses sources, le secrétaire d'État des États-Unis a insisté pour que le nouveau coronavirus soit appelé «virus de Wuhan» dans le communiqué conjoint que devaient signer les membres du G7 (États-Unis, Canada, France, Italie, Royaume-Uni, Japon, Allemagne) et le haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères. La déclaration pointait aussi du doigt la Chine pour la propagation du virus dans le monde.

«Ce que le département d'État a proposé franchissait une ligne route. On ne pouvait pas accepter cet étiquetage du virus et communiquer ça», a confié un diplomate européen à la chaîne CNN.

Ce désaccord est survenu alors que les ministres des Affaires étrangères des sept pays du G7 ont discuté par vidéoconférence, mercredi. Ils devaient d'abord se retrouver à Pittsburgh, mais la rencontre s'est tenue à distance en raison de la pandémie.

En point de presse après la rencontre, Mike Pompeo a soutenu que «le Parti communiste chinois représente une menace substantielle pour notre santé et notre mode de vie, comme l'a démontré le virus de Wuhan», selon des propos relayés par la chaîne ABC.

Les États-Unis et la Chine sont au cœur d'une guerre de mots autour de la pandémie. Le président américain Donald Trump insiste lui aussi pour parler du «virus chinois». Il avait reconnu en début de semaine être «un peu contrarié» par le fait qu'à son avis, la Chine a caché des informations sur la gravité de la COVID-19.

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, François-Philippe Champagne, n'a pas fait allusion à ce désaccord sur la dénomination du virus dans son compte rendu officiel. Il a simplement indiqué que les différents participants ont parlé de la COVID-19, mais aussi du Myanmar, de l'Afghanistan, de la Chine, de la Corée du Nord, de l'Iran, de la Libye, de la Russie, du Sahel et de la Syrie.