France

A Lisbonne, le festival Doclisboa adapte son format à la crise sanitaire

La manifestation, qui s’est ouverte le 22 octobre, se tient dans un climat de grande inquiétude en raison des conséquences de la pandémie sur le secteur, comme en témoignent deux de ses trois directeurs, Joana Sousa et Miguel Ribeiro.

Propos recueillis par Clarisse Fabre

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L’un des grands rendez-vous du cinéma portugais, le festival du film documentaire Doclisboa, s’est ouvert jeudi 22 octobre à Lisbonne, selon un format renouvelé, et dans une atmosphère de grande inquiétude. Déjà fragilisés par la pandémie de Covid-19, les réalisateurs et professionnels du cinéma se mobilisent actuellement contre le gouvernement portugais, alors que celui-ci s’apprête à transposer, au moins, la directive européenne sur les services de médias audiovisuels (dite SMA) visant à faire participer les plates-formes (Netflix, Amazon…), en tant que diffuseurs, au financement du cinéma. Plus de 850 réalisateurs et producteurs (Pedro Costa, Teresa Villaverde, Paulo Branco, Miguel Gomes, Salomé Lamas…) ont signé une pétition, tandis que certains d’entre eux ont protesté devant le Parlement portugais, le 20 octobre, à Lisbonne. Deux des trois directeurs de Doclisboa, Joana Sousa et Miguel Ribeiro, décryptent la situation.

Lire le reportage sur l’édition 2018 de Doclisboa :

Pour cette dix-huitième édition, vous avez souhaité adapter le format du festival. Pour quelle raison ?

Joana Sousa : Cette année, nous proposons six rendez-vous dans l’année, du mois d’octobre au mois de mars 2021. Dans le contexte de la crise sanitaire, nous ne souhaitions pas organiser le festival simplement pour qu’il ait lieu. Nous nous sommes interrogés, avec nos partenaires financiers : sachant que tout le monde ne peut pas se déplacer, que peut-on apporter aux films, aux réalisateurs, au public, etc. ? Nous voulons ouvrir le dialogue et construire des ponts, redonner envie aux gens d’aller en salle… Le futur est tellement complexe et incertain. Il y aura donc six temps forts, dont les dénominations correspondent à des réflexions plus qu’à des thématiques : d’abord « Signaux » jusqu’au 1er novembre, puis « Mouvements » du 5 au 11 novembre, « Espaces d’intimité » du 3 au 9 décembre, etc. Nous avons décidé de ne pas organiser de compétition, afin de permettre aux équipes de films d’accéder à d’autres grands festivals. Nous maintenons bien entendu les avant-premières, dont 31 premières mondiales.

Comment la profession a-t-elle traversé la crise sanitaire au Portugal, la fermeture des salles et l’arrêt des tournages ?

Miguel Ribeiro : Le pays a été confiné de la mi-mars à la fin mai. Les films portugais que nous avons sélectionnés pour Doclisboa ont été réalisés avant le confinement. Depuis le début de la pandémie, le soutien aux cinémas a été comparable, plus ou moins, à celui qui a été octroyé aux petites entreprises, pour le paiement des salariés, de l’électricité, etc. Mais il n’y a pas eu véritablement de soutien structurel. Nous n’avons pas non plus le système de l’assurance-chômage des intermittents du spectacle, comme il existe en France. Les salles ont rouvert en juin, avec une jauge limitée à 50 %. Alors que la deuxième vague du Covid-19 approche, la fréquentation est à nouveau en baisse.

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