« Il a été entendu en sa version. » Les avocats de Tariq Ramadan ont quitté le tribunal judiciaire de Paris avec le sourire aux lèvres, ce jeudi midi. Convoqué par la justice suisse, le prédicateur musulman a échappé à une mise en examen pour « viol » et « contrainte sexuelle ». Déjà mis en examen à quatre reprises pour des faits similaires sur quatre plaignantes, le théologien a passé la matinée à répondre aux accusations portées dans une plainte déposée en 2018 par Brigitte*, une Suissesse qui l’accuse de l’avoir violée, en 2008, dans un hôtel de Genève.

« Convoqué initialement en vue d’une mise en examen, Tariq Ramadan a été entendu. A l’issue de son audition, il a échappé à cette mise en examen », a sobrement détaillé Nabila Asmane, l’une de ses avocats. Agé de 57 ans, Tariq Ramadan est accusé dans cette affaire d’avoir violé et séquestré cette femme suisse dans un hôtel de Genève. Selon la version de la plaignante, ils se seraient rencontrés lors d’une séance de dédicaces et auraient ensuite entamé une relation.

Des relations « consenties » selon lui

Remis en liberté en novembre 2018 après plus de neuf mois de détention provisoire, le théologien est accusé de viols par plusieurs jeunes femmes qui estiment avoir été sous son emprise. Après avoir dans un premier temps nié les faits, Tariq Ramadan a finalement reconnu avoir entretenu des relations avec elles tout en expliquant qu’elles étaient consenties. Dans son livre Devoir de vérité, il assure être la cible d’un acharnement judiciaire en raison de sa religion.

Si cette affaire concerne la justice suisse, il a été entendu à Paris en raison du lourd contrôle judiciaire qui lui interdit, désormais, de quitter l’Hexagone.

* Prénom d’emprunt