France

Après le coronavirus, les skippers retournent en mer avec la Vendée-Arctique

Les coureurs sont attendus aux Sables d'Olonne aux alentours du 17 juillet. © Loic VENANCE / AFP
Vingt bateaux se sont élancés au large des Sables-d’Olonne samedi après-midi pour participer à la Vendée-Arctique. C’est la première course organisée depuis la crise du coronavirus. Pour Jacques Caraës, le directeur de la course invité samedi sur Europe 1, la Vendée-Arctique doit servir de répétition générale avant le Vendée Globe.
INTERVIEW

Dans l’incapacité de naviguer depuis plusieurs mois à cause de la pandémie de coronavirus, les skippers ont pu reprendre la mer samedi après-midi. Le départ de la course Vendée-Arctique a été donné au large des Sables d’Olonne, à 15h30. Vingt bateaux se sont élancés avec des équipages de maximum trois skippers. Ils doivent naviguer vers le Sud-Ouest de l’Islande puis vers le Nord-Est du Portugal, avant de revenir au port des Sables d’Olonne.

Objectif : le Vendée Globe en novembre

"C’est une course de remplacement nécessaire pour la mise en place technique et sportive des marins", a expliqué Jacques Caraës, le directeur de la course, samedi au micro d’Europe 1. Car cet hiver, deux transats ont été annulées, réduisant considérablement les occasions pour les skippers de se roder avant le Vendée Globe, dont le départ doit être donné en novembre. "Tous ceux qui font la Vendée-Arctique se sentiront encore plus forts à la veille du Vendée Globe dans quatre mois", a continué Jacques Caraës.

Une répétition dans l’hémisphère Nord

Pour les marins, le départ n’a pas été évident. Yannick Bestaven, deux fois vainqueurs de la transat Jacques Vabre et engagé dans la course sur le Maître Coq IV, a mentionné des "conditions compliquées" au micro d’Europe 1. Et les marins ne sont pas au bout de leurs peines : "Il y a une dépression sur l’Irlande qui s’annonce sévère", prévient le directeur de la course. "Pour eux, c’est une mise en place et une stratégie à adopter en conséquence. Mais c’est aussi des passages délicats qu’ils rencontreront pendant tous leurs tours du monde. Monter autant au Nord, ce n’est pas très courant dans nos compétitions, mais psychologiquement, ça leur permet de mieux appréhender la suite, par exemple quand ils seront dans l’Océan indien ou le Pacifique Sud, tout autour de l’Antarctique. C’est une répétition dans l’hémisphère Nord", résume-t-il.

Pas de village départ ni de rassemblement de bateaux

L’organisation de la course a également été adaptée aux consignes sanitaires actuelles. Il n’y a pas eu de village départ, ni de pas de rassemblement de bateaux et encore moins du public. Les bateaux sont même partis 24 heures avant le départ depuis leur port d’attache et ont passé la nuit en mer. "Ça nous permis de prendre nos marques à bord, de nous reposer et de travailler sur la météo avant le départ", a confié Yannick Bestaven.

Les marins sont attendus aux Sables d’Olonnes aux alentours du 17 juillet. Des places qualificatives pour le Vendée Globe, le Graal de la course en solitaire (tour du monde sans assistance et sans escales), sont encore à décrocher.

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