France

Aquibat ouvre ses portes le 26 février 2020 après un chantier participatif de deux ans

"On veut passer d'un salon passif à un salon actif, en mouvement, où les visiteurs comme les exposants s'approprient l'espace et créent les échanges qu'ils souhaitent. Les salons où on se contente de déambuler dans les allées de stand en stand, c'est fini. Il faut en mettre plein la vue !", lance Delphine Demade, directrice des salons professionnels au sein de CEB (Congrès et expositions de Bordeaux), pour présenter l'édition 2020 d'Aquibat qui se tiendra au Parc des expositions de Bordeaux les 26, 27 et 28 février prochains.

Créé en 2004 et organisé tous les deux ans, Aquibat se veut le rendez-vous des professionnels du bâtiment et des travaux publics de l'agglomération bordelaise mais aussi de la région Aquitaine voire néo-aquitaine. "Aquibat a connu une croissance continue jusqu'à 2010-2012 avant d'entrer dans un cycle de baisse de fréquentation avec un constat, partagé par les exposants et les visiteurs, d'un non renouvellement du salon et de son contenu. CEB a décidé de racheté le salon en 2016 et nous avons organisé la 1ere édition en propre en 2018", rembobine Delphine Demade. Il y a deux ans, Aquibat a enregistré 12.000 visiteurs sur trois jours pour 320 exposants, soit une baisse contenue (-8 %) par rapport aux 13.000 visiteurs de l'édition 2016.

Démarche de co-construction

Pour 2020, CEB entend rebâtir un salon sur des bases fortement remodelées. Ainsi, si seulement 200 exposants sont annoncés sur les trois jours, soit un repli d'un tiers, près de la moitié sont des nouveaux venus. Un réel processus de renouvellement a donc été mené en lien étroit avec les acteurs de la filière et les participants au salon : "Nous avons monté un comité technique avec quinze organismes professionnels régionaux qui fonctionne très bien et nous avons mené un travail de co-construction avec un échantillon de visiteurs et d'exposants présents en 2018 pour comprendre ce qu'ils attendaient de nous et d'Aquibat. Cette démarche a été très riche", témoigne Delphine Demade qui rappelle les atouts du salon néo-aquitain et de sa clientèle captive :

"Nous réunissons toutes les tailles d'entreprises et tous les corps de métiers du bâtiment. 90 % des visiteurs d'Aquibat sont issus de Nouvelle-Aquitaine et 76 % ne se rendent pas à d'autre salons. Ce sont donc des profils qu'on ne touche pas ailleurs qu'à Aquibat !"

Fort de ces retours d'expériences, l'édition 2020 se veut résolument proactive. "Les conférences se tiendront sur un format plus court, de type pitch de 15 min, avec ensuite la possibilité de rendez-vous BtoB sur le tas ou via l'application dédiée. En plus de ce nouveau format, les exposants pourront s'exprimer via le nouveau centre d'essais pour les machines de chantier ; un chantier en live en permanence pendant trois jours ; la traditionnelle nocturne et des animations à leur image", détaille la responsable du CEB. Le tout sera animé par un youtubeur spécialisé dans le bricolage affichant 120.000 abonnés sur sa chaîne.

55 entreprises innovantes sélectionnées

Le volet innovation de l'évènement a été également accentué avec un village dédié de 600 m2 regroupant 55 exposants triés sur le volet. "La recherche de la nouveauté est le motif de visite numéro un. Au sein de ce village de l'innovation, les visiteurs pourront découvrir des produits de construction, du matériel, des outils de formation et de sécurité ou encore des solutions de conduites de chantier, y compris en réalité virtuelle, proposés par des startups comme des grands groupes", ajoute Delphine Demade. Ce village est porté par Odeys, le cluster régional de la construction et de l'aménagement durables.

L'environnement et l'économie circulaire ne seront pas en reste avec une exposition régionale sur la construction bois, un atelier sur la végétalisation, un autre sur l'adaptation au changement climatique et diverses solutions de construction paille, de béton bas carbone ou de substrats à partir de coquilles de moules locales, par exemple. Plus largement, le salon sera structuré autour de cinq pôles : gros œuvre ; services, sécurité et informatique ; second œuvre et bois ; équipement technique et environnement ; et équipement de chantier, engins et gros matériel.

Programme et inscriptions ici