France

Assassinat de Samuel Paty: à Conflans, une marche blanche très suivie

«Merci M. Paty, mon professeur. Liberté. Égalité. Fraternité. Laïcité.» Avec cette pancarte autour du cou, Louise, une élève de Samuel Paty, est venue rendre hommage à celui qui était son professeur depuis trois ans. Comme elle, plusieurs milliers de personnes ont participé à la marche blanche organisée mardi soir à Conflans-Sainte-Honorine à l’appel de la ville, des associations de parents d’élèves, de la communauté éducative du collège du professeur d’histoire-géographie.

Quatre jours après la décapitation de l’enseignant par un terroriste islamiste, les habitants «avaient besoin de ce rassemblement, rapporte Laurent Brosse, maire de Conflans-Sainte-Honorine. Ils sont profondément bouleversés, choqués, blessés et parfois en colère. Ils ont besoin d’exprimer ces sentiments, d’être écoutés, de se serrer les coudes. Et de rendre hommage à Samuel».

Dans cette ville pavillonnaire des Yvelines, le choc est immense. «Cela nous touche infiniment, confient Alexia et Rebecca, deux étudiantes submergées par l’émotion. Devant le collège, sur le parvis envahi de fleurs et de petits mots, la foule a applaudi «monsieur Paty» ainsi que les équipes enseignantes du collège avant d’observer un moment de silence. Puis le cortège, où les élus locaux étaient nombreux, a entamé sa marche vers la place de la Liberté de Conflans. Tout un symbole. Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a elle aussi tenu à participer à ce «rite républicain» de la marche blanche car il s’agit d’une «étape nécessaire au deuil». Mais après «il faudra des actes», estime-t-elle.

«Je ne renoncerai pas»

Un peu plus tôt, des enseignants, d’anciens élèves de l’établissement et des habitants étaient venus nombreux se recueillir devant le collège. «Je pense à tous les profs que j’ai eus dans ma scolarité et cela me fait mal au cœur. On passe presque plus de temps avec eux qu’avec nos parents», note Ornella, une étudiante en droit venue déposer une rose blanche.

Nasser, un habitant du quartier, musulman, affiche une pancarte «Je suis Samuel». «Ils ont réussi à créer la peur. Ils veulent nous désunir, installer la méfiance, se désespère-t-il, des larmes dans la voix. Mais la religion est amour.» «On se sent touchés au plus profond, confie Magali, une enseignante venue de Colombes. Mais je ne renoncerai pas. Je continuerai à faire comme Samuel Paty, à apprendre la liberté d’expression aux élèves. Il faut faire bloc.» «C’est un drame compliqué à gérer pour les enfants. Inexplicable. La rentrée du 2 novembre sera difficile. Il y aura un absent, observe la mère de Louise. C’était un professeur passionné par l’histoire. Maintenant, il fait partie de l’Histoire.» Afin d’honorer sa mémoire, le département propose de renommer le collège du Bois-d’Aulne du nom de Samuel Paty.

«Partout en France, cette liberté d’analyser et de critiquer doit être enseignée à nos jeunes! Nous le devons à Samuel Paty», a interpellé le maire de Conflans dans un discours, à la fin du rassemblement. Avant d’annoncer la création d’un lieu dédié à la mémoire de cette journée du 16 octobre, avec une stèle en hommage au professeur.

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