France

Avec 450 films en attente, comment éviter l’embouteillage dans les salles de cinéma

Une réunion entre distributeurs, mercredi 5 mai, devrait trancher la question d’un accord de sorties concertées.

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« Après des mois où tout était gelé, les choses bougent très très vite », constate François Aymé, président de l’Association française des cinémas d’art et d’essai (Afcae). Depuis qu’Emmanuel Macron a donné le feu vert à la réouverture des cinémas, mercredi 19 mai, pas une heure sans qu’un distributeur n’annonce la date de sortie d’un ou plusieurs films en salle. Les « line up » s’actualisent à un rythme effréné pour commencer à écluser une montagne de près de 450 longs-métrages bloqués en raison de la pandémie.

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Rien que pour le 19 mai, trente films sont déjà attendus selon Le Film français dont, parmi les nouveaux, L’Etreinte, avec Emmanuelle Béart, ou encore Falling, qui inaugure le passage de Viggo Mortensen derrière la caméra. Sans compter Mandibules, de Quentin Dupieux, ou Envole-moi, de Christophe Barratier. S’y ajouteront les reprises de longs-métrages sortis juste avant la fermeture des salles, fin octobre 2020. Le triomphateur des Césars, Adieu les cons, d’Albert Dupontel, ADN, de Maïwenn, ou Drunk, de Thomas Vinterberg, désormais couronné de l’Oscar du meilleur film étranger, vont ainsi à nouveau tenter leur chance. La concurrence s’annonce féroce, alors même que la jauge sera réduite à 35 % en salle à cette date, avant de passer trois semaines plus tard à 65 %, en espérant un retour progressif à la normale mercredi 30 juin. Le Film français a déjà recensé treize films prévus en salle les mercredis 26 mai et 9 juin, quatorze le 2 juin et dix-neuf le 16 juin.

L’Autorité de la concurrence, consciente de l’embouteillage historique de films qui se profile, a rendu, vendredi 16 avril, un avis favorable à « un projet de concertation des distributeurs ». Sous certaines conditions, une entente temporaire entre ces acteurs – habituellement contraire à la loi – est permise. Le gendarme de la concurrence s’engage à regarder d’un œil clément un projet d’accord concerté et autorégulé afin de donner une chance d’exister aux films d’auteurs les plus fragiles face au raz de marée des blockbusters (Le Monde du 19 avril).

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Dans un strict rôle d’animateur et sans pouvoir coercitif, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a réuni, jeudi 22 avril, tous les syndicats de distributeurs et Disney, qui fait cavalier seul, pour trouver une méthode et avancer. Six jours plus tard, le CNC a mis sur la table une proposition d’accord-cadre amendable. Et, mercredi 5 mai, est prévue une nouvelle réunion par Zoom dans laquelle chaque distributeur doit dire s’il souhaite ou non un accord.

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