France

Blast, la future usine à start-up deep tech de Starburst et l'Onera

Le premier accélérateur mondial de start-up aéronautique-défense et le laboratoire français de l'aérospatial lancent, avec le soutien de BPI et de Polytechnique, un accélérateur dédié aux pépites "deep tech" de l'aérospatial et la défense.

Un module spatial de la start-up américaine Momentus

Un module spatial de la start-up américaine Momentus, accompagnée par Starburst. Avec son programme Blast lancé avec l'Onera, Polytechnique, la SATT Paris Saclay et BPI, Starburst veut faire émerger des start-up comparables en France

Momentus

Prenez le premier accélérateur mondial de start-up aéronautique et défense, le français Starburst. Ajoutez l'Onera, le laboratoire public français de recherche aérospatiale, pépite de 2.000 chercheurs ayant travaillé sur tous les grands programmes français et européens (Rafale, Ariane, A400M, A380, missiles M51, MdCN...). Complétez avec un poids lourd des grandes écoles, l'Ecole Polytechnique, la soutien financier de BPI et l'expertise de la SATT (Société d'accélération de transferts de technologies) Paris-Saclay). Un coup de shaker, et vous obtenez le projet BLAST (Boost and Leverage Aerospace and Defence Technologies): un accélérateur de start-up "deep tech", dédié aux pépites de l'aéronautique du spatial et de la défense qui proposent des technologies de rupture.

Pourquoi ce nouvel acteur? Tout est parti d'un constat. La France dispose de centres de recherches de premier plan (Onera, CEA, CNRS...), de poids lourds de l'industrie (Airbus, Thales, Safran, Dassault, ArianeGroup), de grandes écoles réputées (Polytechnique, Supaéro...). Mais cet écosystème peine à faire émerger des start-up ambitieuses sur le segment stratégique de l'aérospatial-défense. "L'idée est de s'appuyer sur les technologies de l'Onera, mais aussi celles de tout l'écosystème français, pour produire plus de start-up aérospatiales et défense, explique Sandra Budimir, directrice générale Europe de Starburst. On propose un accompagnement de la naissance des sociétés à leur première levée de fonds, de l'ordre de 2 à 3 millions d'euros."

IA, spatial, cloud sécurisé

Prenez le premier accélérateur mondial de start-up aéronautique et défense, le français Starburst. Ajoutez l'Onera, le laboratoire public français de recherche aérospatiale, pépite de 2.000 chercheurs ayant travaillé sur tous les grands programmes français et européens (Rafale, Ariane, A400M, A380, missiles M51, MdCN...). Complétez avec un poids lourd des grandes écoles, l'Ecole Polytechnique, la soutien financier de BPI et l'expertise de la SATT (Société d'accélération de transferts de technologies) Paris-Saclay). Un coup de shaker, et vous obtenez le projet BLAST (Boost and Leverage Aerospace and Defence Technologies): un accélérateur de start-up "deep tech", dédié aux pépites de l'aéronautique du spatial et de la défense qui proposent des technologies de rupture.

Pourquoi ce nouvel acteur? Tout est parti d'un constat. La France dispose de centres de recherches de premier plan (Onera, CEA, CNRS...), de poids lourds de l'industrie (Airbus, Thales, Safran, Dassault, ArianeGroup), de grandes écoles réputées (Polytechnique, Supaéro...). Mais cet écosystème peine à faire émerger des start-up ambitieuses sur le segment stratégique de l'aérospatial-défense. "L'idée est de s'appuyer sur les technologies de l'Onera, mais aussi celles de tout l'écosystème français, pour produire plus de start-up aérospatiales et défense, explique Sandra Budimir, directrice générale Europe de Starburst. On propose un accompagnement de la naissance des sociétés à leur première levée de fonds, de l'ordre de 2 à 3 millions d'euros."

IA, spatial, cloud sécurisé

Une dizaine de start-up devraient être accompagnées dès le lancement du projet ces prochaines semaines, et jusqu'à une vingtaine par an à partir de 2021. Le programme s'annonce dense. Un programme d'accélération intensif de 13 semaines sera offert aux plus avancées, piloté par Starburst dans son campus de la rue Balard (15ème arrondissement de Paris). L'école Polytechnique fournira une formation à l'entrepreneuriat. La SATT Paris Saclay apportera son expertise sur le transfert de technologies et les questions de propriété intellectuelle. L'Onera, outre son apport en technologies innovantes, mettra à disposition ses experts techniques et ses moyens d'essais. Bpifrance, quant à lui, apportera jusqu'à 9,6 millions d'euros, financé par le plan d'investissements d'avenir (PIA). Ce soutien financier pourra atteindre jusqu'à 50% du coût des projets, sur leurs deux premières années d'existence.

Le système de drone lanceur de fusée Altair, développé par l'Onera (photo ESA/CNES/Arianespace/CSG/JM Guillon)

Parmi les sujets prioritaires, Blast vise l'aviation décarbonée, grande priorité de la R&D aéronautique française, mais aussi les nouvelles plateformes de mobilité aérienne (comme les taxis volants, ou VTOL), l'intelligence artificielle, le cloud sécurisé, le spatial ou les systèmes autonomes. Le futur accélérateur ne partira pas de zéro: l'Onera dispose d'un énorme réservoir de technologies encore trop peu exploitées. Le laboratoire français s'est déjà distingué en développant des systèmes militaires marquants, comme le systèmes Graves de détection des objets spatiaux. Ses chercheurs travaillent aussi sur des armes laser anti-satellites, et a réalisé un démonstrateur de drone lanceur de fusée, Altair, testé en septembre 2019 au Centre spatial guyanais de Kourou. Mais l'Onera a encore dans ses cartons des dizaines de technologies qui n'ont pas été vraiment exploitées: nouveaux matériaux, nouveaux systèmes de propulsion, systèmes hypersoniques (plus de Mach 5), capteurs, intelligence artificielle distribuée pour essaims de drones... 

Blast ne se limitera cependant pas aux seules technologies du laboratoire français. La start-up bordelaise Delfox, spécialiste de l'intelligence artificielle pour systèmes autonomes, fera ainsi partie de la première promotion de pépites accompagnées. La société girondine avait déjà montré son potentiel lors du projet "Man Machine Teaming" (MMT) de la DGA, placé sous maîtrise d’oeuvre industrielle de Dassault Aviation et Thales, qui vise à développer des technologies d’intelligence artificielle pour l’aviation de combat du futur.

Momentus, première licorne

Starburst a déjà montré qu'il avait le nez creux sur la sélection de pépites aérospatiales. La jeune pousse californienne Momentus, accompagnée par l'accélérateur français, va être introduite en Bourse en janvier prochain, avec une valorisation attendue de 1,2 milliard de dollars. Cette start-up, qui développe des modules pour injecter des satellites en orbite avec une grande précision et a déjà signé un partenariat avec SpaceX, sera la première licorne de l'écurie Starburst, qui accompagne la société depuis 2018, et avait pris une part de son capital. "Ce succès valide totalement notre modèle, se félicite François Chopard, fondateur de Starburst. Il montre aussi qu'une sortie rapide est possible pour les investisseurs dans le domaine spatial, ce qui va rendre le segment encore plus attractif." Blast se veut un nouvel outil pour permettre, à terme, ce genre de réussite en France.

Un des modules spatiaux développés par la start-up californienne Momentus (vidéo Momentus)

Reste une question: pourquoi l'Agence d'innovation de défense (AID) est-elle absente du programme Blast? Selon nos informations, l'agence a bien été sondée, mais elle n'a pas donné suite. L'AID a préféré participer au projet d'accélérateur concurrent, La Place stratégique, lancé par le patron du cabinet Accuracy Frédéric Duponchel et l'ancien délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon, avec le soutien de Thales, Arquus et la gendarmerie nationale. Ce choix a de quoi étonner: l'AID, outil d'accélération de l'innovation au sein des armées, est, au moins en théorie, la tutelle de l'Onera, un des soutiens majeurs du programme Blast. Et l'école Polytechnique, autre pilier du programme Blast, est sous tutelle de la DGA, tout comme l'AID.

Commenter Commenter

Football news:

Gasperini à propos de Mirancuca: il A une bonne technique, mais Atalante a besoin d'acuité en attaque. Je suis sûr qu'il nous le donnera
Le premier footballeur acheté pour crypto-monnaie était l'ex - attaquant Castilla Barral
Jouer sur des pelouses artificielles n'est pas du football. Avant le match contre Cornell de division 3
L'APL a voté pour l'introduction de deux remplacements en raison de commotions cérébrales
Klopp sur 0-0 avec Manchester United: Pas de catastrophe, pas d'idéal. Il y a beaucoup de bonnes choses à jouer à Liverpool, mais personne ne s'en soucie
Ronald Koeman: j'Espère que la disqualification de Messi sera réduite. Je pense qu'il y a quelque chose à contester
Arsenal a résilié son contrat avec Socrates