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Boris Johnson : que sait-on de son état après les premières déclarations officielles ?

Boris Johnson : que sait-on de son état après les premières déclarations officielles ? Boris Johnson est toujours hospitalisé à Londres ce mardi. Son porte-parole a précisé dans l'après-midi que le Premier ministre était dans un état "stable" et n'avait pas eu besoin de respirateur.

[Mis à jour le 7 avril 2020 à 21h52] Boris Johnson va débuter ce mardi soir sa troisième nuit à l'hôpital St Thomas de Londres, où il a été admis dimanche en fin de journée et où il a été transféré en soins intensifs lundi soir. L'état de santé du Premier ministre britannique a fait l'objet de plusieurs déclarations officielles dans la journée, qui ont, pour beaucoup, corroboré les informations de la presse et des tabloïds britanniques ces dernières 24 heures. Boris Johnson "reçoit un traitement standard à l'oxygène et respire sans aucune assistance.

Boris Johnson n'a pas eu besoin de ventilation mécanique ou d'aide respiratoire non invasive", a expliqué son porte-parole ce mardi après-midi. L'information est importante puisque les médias britanniques avaient majoritairement relevé que l'hôpital St Thomas est l'un des seuls du royaume à disposer d'une technologie de pointe, l'ECMO, dite machine de maintien en vie par le biais d'un système d'oxygénation extracorporelle par membrane.

Plus tôt, un ministre de premier plan, Michael Gove, avait indiqué sur la radio LBC que Boris Johnson demeurait "sous étroite surveillance" et qu'un respirateur se trouvait à portée de main si nécessaire. Le porte-parole du 10 Downing Street a précisé que le chef du gouvernement était dans un état "stable" et qu'"il garde le moral". L'ancien maire de Londres ne souffre a priori d'aucune autre pathologie, indique l'AFP, si ce n'est "des problèmes de poids". Pour rappel,  Boris Johnson avait été admis à l'hôpital dimanche soir pour des symptômes persistants du coronavirus qui se sont déclarés fin mars et a été transféré en soins intensifs lundi dans la soirée, alors que son état de santé se serait brutalement dégradé.

Plusieurs tabloïds rapportaient dès ce mardi matin des informations similaires : Boris Johnson n'était pas sous respirateur et était toujours conscient, les médecins préparaient en revanche une unité pour être opérationnels au plus vite si sa santé devait encore s'aggraver du jour au lendemain. Selon une source gouvernementale citée par l'AFP dès hier, le transfert de Boris Johnson, intervenu vers 19h locales (20h en France) aurait en effet été décidé "par précaution au cas où il aurait besoin d'un respirateur". Selon le Times qui cite des sources à l'hôpital ses besoins en oxygène au moment où il a été transféré en soins intensifs auraient été évalués à quatre litres. Le seuil normal de soins intensifs est de 15 litres, ce qui suggère qu'il était en meilleure santé que les autres patients.

Michael Gove a néanmoins tenu des propos mi-rassurants, mi-dramatiques ce mardi. Il a indiqué que ce transfert de Boris Johnson en soins intensifs était un "choc énorme". "Nous espérons et prions pour qu'il s'en sorte. C'était un choc hier d'entendre la nouvelle de son admission en soins intensifs. Nous voulons tous qu'il s'en sorte", a répété le ministre d'Etat au Bureau du cabinet, autrement dit auprès du Premier ministre. Il a toutefois prédit que le bouillonnant conservateur "s'en tirera". "C'est un battant, [...] un homme au grand coeur, généreux et fougueux, nous l'encourageons", a-t-il précisé, insistant sur le fait que le Premier ministre avait voulu continuer à travailler jusqu'à présent, même en étant malade, car "il aime ce pays".

Un état de santé plus grave qu'annoncé ?

Selon la version officielle, le Premier ministre a vu sa santé se détériorer brutalement ce lundi, comme indiqué par son service de presse. "Au cours de l'après-midi, l'état de santé du Premier ministre s'est détérioré et, sur le conseil de son équipe médicale, il a été transféré au service des soins intensifs de l'hôpital", a indiqué le porte-parole du 10 Downing Street. Mais les rumeurs sur un état plus sérieux qu'annoncé se multipliaient bien avant cette déclaration. Le quotidien de gauche The Guardian affirmait ainsi dès lundi après-midi que "Johnson était plus gravement malade que lui ou ses fonctionnaires n'étaient prêts à l'admettre, et a été vu par des médecins inquiets de sa respiration". Le Times indiquait de son côté que Boris Johnson avait reçu un "traitement à base d'oxygène" au sein de l'hôpital Saint-Thomas. Dans le New York Times, qui a aussi publié un article sur le sujet dès dimanche soir, le Dr Rupert Beale, chef de groupe du laboratoire de biologie cellulaire des infections au Francis Crick Institute pour les études biomédicales, a déclaré que les médecins "surveilleraient probablement des signes vitaux importants tels que les saturations en oxygène". Des analyses de sang étaient aussi évoquées "pour évaluer l'état de ses poumons".

"Cela ne fait aucun doute que la tournure prise par les événements signifie que Boris Johnson est gravement malade", estimait lundi soir Derek Hill, professeur d'imagerie médicale à l'University College de Londres, cité par Science Media Centre et repris par l'AFP. Ce dernier a encore assuré avoir des informations selon lesquelles le Premier ministre britannique bénéficiait d'un " type d'assistance respiratoire appelé ventilation en pression positive continue (CPAP), communément employé dans le traitement de l'apnée du sommeil obstructive. L'expérience en Italie et dans d'autres pays européens montre que le CPAP peut être efficace pour les patients atteints du Covid-19, au moins dans un premier temps".

Quelques heures avant le transfert de Boris Johnson en soins intensifs, le service de presse de Downing Street s'était pourtant montré rassurant ce lundi après midi : "Le Premier ministre a passé une nuit tranquille à l'hôpital St Thomas à Londres et son moral est bon. Il reste à l'hôpital en observation", avait déclaré à la presse son porte-parole, répétant "BoJo" restait aux commandes du gouvernement. Boris Johnson avait même complété sur Twitter : "Hier soir, sur les conseils de mon médecin, je suis allé à l'hôpital pour des tests de routine car je souffre toujours de symptômes de coronavirus. Je suis de bonne humeur et reste en contact avec mon équipe, alors que nous travaillons ensemble pour lutter contre ce virus et assurer la sécurité de tous". "Je voudrais remercier tous les brillants membres du personnel du NHS qui prennent soin de moi et des autres en ces temps difficiles. Vous êtes le meilleur de la Grande-Bretagne", avait-il ajouté dans un autre post.

Emotion et soutiens au Royaume-Uni

Ce mardi, c'est l'inquiétude qui dominait outre-Manche sur l'état de santé de Boris Johnson. "Je pense surtout à sa fiancée qui est enceinte", réagit Michaela McGuigan, une Londonienne rencontrée par l'AFP. "Je ne suis pas d'accord avec lui politiquement, mais je lui souhaite le meilleur parce que c'est effrayant pour n'importe quelle famille". "C'est choquant, cela montre que cela peut toucher n'importe qui", estime un autre Britannique, Mark Gillis. "C'est une prise de conscience pour ceux qui ne prenaient pas la situation au sérieux".

Des milliers de personnes ont tweeté leur soutien au chef du gouvernement conservateur, apôtre du Brexit, en utilisant le hashtag #PrayForBoris. "Accrochez-vous Boris. Vos amis, votre famille, vos collègues et votre pays ont désespérément besoin de vous", "Monsieur Johnson, maintenant - plus que jamais - votre pays a besoin de vous", pouvait-on lire dans certains commentaires ce matin. D'autres utilisaient un ton plus familier ou n'hésitaient pas à faire part de leur "coeur brisé" à l'annonce de la nouvelle.

Alors que Boris Johnson est très critiqué depuis son arrivée au 10 Downing Street par une partie des Britanniques, certains commentaires ont exhorté les opposants à mettre de côté leurs opinions politiques tout en souhaitant au Premier ministre un prompt rétablissement. L'opposition a d'ailleurs immédiatement apporté son soutien à Boris Johnson : "Tout le pays est en pensée avec le premier ministre et sa famille en ces temps incroyablement difficiles", a déclaré Keir Starmer, le nouveau dirigeant du Parti travailliste. Le hashtag #PrayForBoris avait été partagé plus de 20 000 fois ce matin. La reine Elisabeth II a aussi transmis un message à sa fiancée Carrie Symonds, enceinte, et à sa famille, souhaitant à Boris Johnson un rétablissement "total et rapide". La souveraine de 93 ans, retirée au château de Windsor près de Londres, est tenue informée de l'état de santé de son Premier ministre, selon le Palais de Buckingham.

Des messages de plusieurs grands dirigeants

L'aggravation de l'état de santé de Boris Johnson a aussi fait réagir les grands dirigeants de la planète. "Tous les Américains prient pour son rétablissement", a déclaré Donald Trump. "Lorsque vous êtes placé en soins intensifs, c'est très, très grave avec cette maladie", a ajouté le président des Etats-Unis, assurant avoir demandé à quatre groupes pharmaceutiques américains de se rapprocher des médecins chargés de suivre l'état de santé du Premier ministre britannique à Londres. "J'ai demandé à deux grands groupes de contacter Londres immédiatement", a lancé Donald Trump, grand défenseur de l'hydroxychloroquine, lors de son point presse quotidien. "Ils ont vraiment avancé sur la thérapie et ils sont déjà arrivés à Londres. Nous verrons si nous pouvons les aider", a-t-il assuré.

Plus sobrement, Emmanuel Macron a apporté "tout [s]on soutien à Boris Johnson, à sa famille et au peuple britannique dans ce moment difficile", lui souhaitant "de surmonter cette épreuve rapidement". Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE Michel Barnier, qui se remet lui-même du coronavirus, a adressé ses pensées au Premier ministre et à sa famille. Depuis Moscou, Vladimir Poutine s'est dit "certain" que "l'énergie, l'optimisme et le sens de l'humour" du dirigeant britannique l'aideraient à se rétablir.

Qui remplace Boris Johnson au 10 Downing Street ?

"Cette détérioration alarmante de l'état de santé du premier ministre britannique survient à un moment très compliqué pour le Royaume-Uni", analyse de son côté le Monde. Le pays est encore dans la séquence délicate de la sortie de l'Union européenne. Boris Johnson aura beaucoup dépensé d'énergie à négocier un nouvel accord avec Bruxelles jusqu'à l'automne, à mener campagne pour les élections générales après la démission de Theresa May en décembre, et il était encore en discussions intensives avec l'UE en février. Alors que le Royaume-Uni dépasse les 5 000 morts du coronavirus, la gestion de la crise sanitaire venait s'ajouter à cette séquence complexe, renforçant la sérieuse incertitude économique qui plane sur le pays depuis des mois. Les marchés ne sont pour l'instant pas rassurés par l'absence soudaine du Premier ministre, d'autant que l'interim voire le remplacement de Boris Johnson n'est pas explicitement prévu dans le système politique britannique, doté d'une Constitution non écrite. 

S'il continuait encore ce lundi matin à diriger le pays, le Premier ministre avait déjà été remplacé par Dominic Raab à la réunion de crise sur le Covid-19. Une réunion à laquelle il assistait chaque jour par vidéoconférence depuis le début de sa quarantaine. "En tant que premier secrétaire d'Etat, M. Raab est considéré comme premier ministre adjoint et endosse donc le rôle provisoire de "survivor", écrit Le Monde. Maintenant que Boris Johnson est en soins intensifs, Dominic Raab est de fait aux commandes du pays. "Le Premier ministre a demandé au ministre des Affaires étrangères (...) de le remplacer là où nécessaire", indiquait d'ailleurs un communiqué publié ce lundi soir.

Un nouveau visage incarne donc désormais l'exécutif du Royaume-Uni. Dominic Raab a de nouveau tenu ce mardi à exprimer son soutien au chef d'Etat britannique. "[Boris Johnson] n'est pas seulement notre patron, c'est aussi un collègue et un ami. (...) Il s'en tirera, c'est un battant", a-t-il estimé lors d'une conférence de presse. Le ministre prend donc la tête de la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus alors que les autorités anglaises prévoient un pic dans quelques jours et qu'une décision sur une prolongation du confinement doit être prise dans les prochains jours.

Boris Johnson avait été hospitalisé ce dimanche 5 avril dans la soirée, dix jours après avoir été testé positif au coronavirus. L'annonce avait été faite quelques minutes après l'allocution de la reine Elizabeth II à la télévision qui a appelé les Britanniques à l'unité. Les services du Premier ministre avaient alors évoqué une simple "mesure de précaution", assurant que Boris Johnson restait "aux commandes" du pays. "Il s'agit d'une étape de précaution, le Premier ministre continuant à présenter des symptômes persistants dix jours après avoir été testé positif au coronavirus", avait indiqué le 10 Downing Street dans la soirée, affirmant qu'il ne s'agissait pas "d'une admission d'urgence".

A 55 ans, Boris Johnson, avait déjà annoncé vendredi qu'il prolongeait la quarantaine au-delà des sept jours recommandés par les autorités sanitaires britanniques. Sa fièvre persistante, un des principaux symptômes de la maladie, motivait cette mise à l'écart prolongée. "Si je me sens mieux (...) j'ai toujours l'un des symptômes", "j'ai toujours de la température", "je dois continuer ma quarantaine", avait-il déclaré dans une courte vidéo sur Twitter, où il apparaissait un peu "hagard" selon l'adjectif utilisé par l'AFP. Sa compagne Carrie Symonds a indiqué pour sa part sur Twitter ce samedi qu'elle allait mieux après une semaine d'alitement. A 32 ans, elle est enceinte de six mois.

Boris Johnson avait déjà choisi son compte Twitter pour annoncer avoir été testé positif au coronavirus, le vendredi 27 mars 2020. "J'ai développé des symptômes mineurs du Covid-19, de la température et une toux persistante ", avait-il déclaré. Le locataire du 10 Downing Street avait néanmoins tenu à rassurer les Britanniques en s'affichant plutôt en forme sur une vidéo qui accompagnait ce message. Il saluait alors les "nouvelles technologies" qui lui permettaient de rester en lien avec ses équipes afin de "mener le combat contre le coronavirus". Autre inquiétude : le Premier ministre aurait rencontré la Reine Elizabeth le 11 mars dernier. Fort heureusement, Sa Majesté âgée de 93 ans ne semble pas présenter les symptômes du Covid-19. Néanmoins, son fils le prince Charles a quant à lui attrapé le coronavirus mais son état de santé ne serait pas inquiétant. 

Le Royaume-Uni n'a pris des mesures que très tardivement pour endiguer l'épidémie de coronavirus, prise à la légère dans un premier temps par Boris Johnson. On se souvient, début mars, du Premier ministre se vantant de continuer à "serrer des mains" alors que la pandémie était déjà annoncée par l'OMS. "J'étais à l'hôpital (...) je crois qu'il y avait des patients atteints du coronavirus et j'ai serré la main de tout le monde, ça vous fera plaisir de le savoir. Et je continuerai de serrer des mains", affirmait-il dans les médias. 

Le Royaume-Uni a longtemps adopté la stratégie de "l'immunité collective" avant de se résoudre à mettre en place des mesures de confinement. Face à la multiplication des critiques, et surtout après une étude scientifique alarmiste annonçant des centaines de milliers de morts si aucune mesure de distanciation sociale n'est prise, le gouvernement commence à changer son fusil d'épaule dès la mi-mars. Il a finalement appelé lundi 30 mars ses citoyens à rester chez eux en fermant les commerces non-essentiels et mettant en place des mesures sociales "sans précédent" pour tenter de minimiser la crise financière qui s'annonce. Les hôpitaux londoniens, ville la plus touchée, s'inquiètent du "tsunami" de malades gravement atteints faisant leur apparition dans leurs établissements. Vendredi 27 mars, le ministre de la Santé, Matt Hancock, a également annoncé être infecté.

Boris Johnson, surnommé "BoJo", est un personnage atypique. Il revendique par exemple un héritage historique : la descendance du roi d'Angleterre George II, mais aussi celle d'Ali Kemal, un ministre de l'Intérieur de l'empire ottoman. Après avoir reçu une éducation prestigieuse, il commence en 1987 une carrière de journaliste en entrant comme stagiaire au Times, avant de rejoindre le Daily Telegraph. Il se rapproche du milieu politique dans les années 1990 avant d'être élu député avec le parti conservateur en  2001. Son futur parcours politique sera marqué par des sorties polémiques.

Boris Johnson est un personnage controversé, habitué des déclarations chocs, que ce soit en tant qu'homme politique ou dans sa carrière de journaliste. Il a par exemple été renvoyé du Times pour avoir inventé une citation attribuée à l'universitaire Colin Lucas. Dans ses tribunes pour le Daily Telegraph, il a également utilisé des expressions comme "négrillons" ou "sourires de pastèques" pour décrire les habitants des pays du Commonwealth, ou tenter une comparaison entre les femmes portant la burqa et des "boîtes aux lettres", ou encore remporté un concours de "poèmes satiriques" sur le dirigeant turc Recep Tayyip Erdogan à l'aide d'une plaisanterie peu flatteuse sur ses chèvres.

Malgré ces excentricités, Boris Johnson connaît une carrière plutôt réussie en politique et ce avant même de devenir Premier ministre de son pays. Après son élection en tant que député de Henley, dans le centre de l'Angleterre, il siège pendant 7 ans à la chambre des communes. En 2008, il est élu pour quatre ans maire de Londres, puis réélu en 2012. Selon un sondage YouGov, il s'est révélé relativement populaire auprès des londoniens, quittant son mandat avec 52% d'opinions favorables. En 2015, il est réélu membre du Parlement, cette fois-ci dans une circonscription du "Greater London".

Mais les frasques de Boris Johnson ne se limitent pas à sa carrière d'éditorialiste. Durant la campagne du référendum sur le Brexit en 2016, il s'est fortement engagé dans la campagne en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Alors maire de Londres, il a notamment mis en avant un argument financier, placardé sur ses bus de campagne : "Nous envoyons 350 millions de livres à l'UE chaque semaine, finançons plutôt notre NHS (le système de santé britannique, ndlr)". Un argument qui aurait beaucoup joué en faveur du Brexit, mais qui se révélera rapidement avoir été mensonger : la contribution du Royaume-Uni au budget de l'UE était en moyenne de 135 millions de livres par semaine entre 2010 et 2014.

En 2016, après le référendum sur le Brexit, Boris Johnson rejoint le gouvernement de la nouvelle Première ministre britannique Theresa May, chargée de faire appliquer le choix des Britanniques. Il est alors secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, et s'occupe de certains dossiers liés à la sortie du Royaume-Uni de l'UE et à ses conséquences. Très vite, il s'oppose en interne au "Brexit doux" de la cheffe du gouvernement. Après des semaines de conflit larvé, il démissionne finalement de ce poste en juillet 2018, en pleine crise, le Parlement britannique refusant de valider l'accord trouvé par Theresa May avec l'Union. En mai 2019, après la démission de cette dernière, il annonce se présenter à l'élection du nouveau chef du parti conservateur, et reçoit le soutien du président américain Donald Trump. Il remporte les différents tours du scrutin organisé au sein des "MPs", l'équivalent des députés britanniques, et remporte l'élection auprès des adhérents face à Jeremy Hunt, ce qui lui vaudra d'être désigné Premier ministre.

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