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France

Ce qu’il faut savoir sur le nouveau virus chinois

Un premier cas de la pneumonie chinoise appartenant à la même famille que le Sras a été identifié en Thaïlande, ont annoncé lundi l’OMS et les autorités thaïlandaises, précisant qu’il s’agissait d’une voyageuse chinoise de 61 ans.

Un responsable du Centre d’opérations d’urgence de santé publique thaïlandais a expliqué à l’AFP que la patiente était une Chinoise de 61 ans, provenant du Wuhan, et dont la fièvre suspecte avait été détectée le 8 janvier 2020 à l’aéroport.

Un diagnostic clinique de pneumonie légère a d’abord été posé, puis des tests de laboratoire ont confirmé que le nouveau coronavirus en était la cause, a détaillé un porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, à l’AFP. Immédiatement hospitalisée, la femme se remet de la maladie.

Retour sur ce nouveau virus chinois.

Une personne est décédée

Jusqu’à présent, une seule personne est décédée en Chine sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus à Wuhan (11 millions d’habitants), où l’épidémie est apparue fin décembre.

L’épidémie survient juste avant la période annuelle de voyages la plus importante du pays, les vacances du Nouvel an lunaire fin janvier, où des dizaines de millions de personnes prennent le bus, le train et l’avion.

Aucune transmission entre humains n’a été établie, mais à Genève, l’OMS a annoncé que compte tenu de l’évolution de la situation, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, va consulter les membres du Comité d’urgence et pourrait convoquer une réunion de ce comité dans un bref délai. Lors de ces réunions, les experts peuvent décider si une épidémie constitue une urgence sanitaire internationale.

Selon les premiers éléments, l’épidémie en Chine est en lien avec un marché aux poissons à Wuhan, qui a été fermé le 1er janvier en raison de l’épidémie.

L’OMS demande une « surveillance active »

L’OMS ne se montre pas surprise par le cas importé en Thaïlande. La possibilité que des cas soient identifiés dans d’autres pays n’était pas inattendue et renforce la raison pour laquelle l’OMS demande une surveillance active et une préparation continue dans d’autres pays , a souligné l’organisation.

Le séquençage génétique du virus que la Chine a mis en partage le 12 janvier permet à un plus grand nombre de pays de diagnostiquer rapidement les patients, s’est-elle également félicitée.

L’OMS juge par ailleurs essentiel que les enquêtes se poursuivent en Chine pour identifier la source de cette flambée et tout réservoir animal ou hôte intermédiaire.

Un virus similaire à 80 % au Sras

La famille des coronavirus compte un grand nombre de virus qui peuvent provoquer des maladies le plus souvent bénignes chez l’homme, mais certains d’entre eux comme le Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) ou le Mers (Syndrome respiratoire du Moyen-Orient) ont entraîné de graves épidémies.

Le département Santé de Hong Kong a déclaré samedi que le séquençage génétique du virus trouvé chez l’un des patients de Wuhan indiquait qu’il était similaire à 80 % au Sras trouvé chez les chauves-souris.

Il a cependant précisé qu’il était trop tôt pour conclure qu’il s’agissait d’une souche du Sras. Ce dernier a tué 349 personnes en Chine continentale et 299 à Hong Kong en 2002-2003. La souche, jusqu’ici inconnue, appartient à la famille des coronavirus.

Ce qu’il faut savoir sur le nouveau virus chinoisOuest-France.fr
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