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Coronavirus dans le monde : au moins 750 000 morts et plus de 21 millions de cas

Coronavirus dans le monde : au moins 750 000 morts et plus de 21 millions de cas Dans le monde, les ministères de la Santé rapportent au total près de 21 millions de cas recensés : au moins 750 490 victimes de l'épidémie de coronavirus ont été enregistrées. L'Amérique latine et les Caraïbes représentent la région la plus endeuillée avec au moins 228 572 décès.

[Mis à jour le 14 août à 13h19] La pandémie de coronavirus poursuit inexorablement sa progression dans le monde, suscitant beaucoup d'inquiétude dans les pays les plus touchés. Au total, au moins 750 490 victimes ont succombé à une infection au Covid-19 : plus de 21 millions de cas ont été recensés, d'après le dernier bilan officiel du jeudi 13 août. L'Amérique latine et les Caraïbes reste la région la plus endeuillée : elle comptabilise 228 572 morts et 5 822 258 cas. Près de la moitié des décès mondiaux liée à l'épidémie ont été enregistrés dans quatre pays : les Etats-Unis (166 038), le Brésil (104 201), le Mexique (54 666) et l'Inde (47 033). En ce qui concerne le nombre de contaminations : au total, derrière l'Amérique latine, l'Europe recensait 214 605 victimes pour 3 433 815 cas, devant le Canada et les Etats-Unis (5 318 592), l'Asie (3 709 662), et le Moyen-Orient (1 283 377).

Une propagation qui ne cesse de se poursuivre, poussant de nombreux pays à imposer de nouvelles consignes sanitaires drastiques. La dernière en date : une quarantaine de 14 jours imposée au Royaume-Uni aux voyageurs en provenance de France, de Monaco, des Pays-Bas et de Malte. Une annonce qui a fait réagir les autorités françaises : "nous regrettons" cette "décision britannique (...) qui entraînera une mesure de réciprocité, en espérant un retour à la normale le plus rapidement possible", a tweeté jeudi le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune.

En Espagne, les autorités ont acté une mesure inédite : il est désormais interdit de fumer dans les rues et sur les terrasses de café dans la province de Galice (nord-ouest) et dans l'archipel des Canaries (est), depuis jeudi. Cette consigne s'applique si la distanciation sociale est impossible, à savoir respecter une distance de sécurité d'au moins deux mètres. De son côté, l'Italie a rendu obligatoires les tests pour tous les personnes qui arrivent de Croatie, de Grèce, de Malte et d'Espagne jusqu'au 7 septembre. Les voyageurs en provenance de Colombie ont, quant à eux, une interdiction totale d'accès au territoire. A Bruxelles et en Finlande, le port du masque de protection est désormais obligatoire dans l'espace public. Une consigne imposée également en France, notamment pour les participants au pèlerinage du 15 août à Lourdes, dans le sud-ouest, auquel des milliers de catholiques participent.
 

Statistiques des pays les plus touchés par le coronavirus au 13/08/2020 (source The Coronavirus App)

Pays Nombre de cas Nouveaux cas Nombre de décès Nouveaux décès
Etats-Unis 5 360 253 + 55 540 169 131 + 1 244
Brésil 3 165 785 + 56 504 104 201 + 1 175
Inde 2 400 418 +  67 066 47 176 + 950
Russie 907 758 + 5 057 15 384 + 120
Afrique du Sud 568 919 + 2 810 11 010 + 259

Les États-Unis, pays le plus lourdement touché par l'épidémie de coronavirus, affichent ce jeudi un bilan total de plus de 5 millions de cas de Covid-19 et plus de 169 000 morts. Des mesures de restriction ont fait leur retour dans certaines des régions les plus touchées comme la Californie, où les bars et les salles de restaurant en intérieur ont fermé leurs portes, et la Floride, où le nombre de lits disponibles dans les services de soins intensifs des hôpitaux est de plus en plus faible. Le gouvernement américain s'est engagé à injecter près d'un milliard de dollars pour soutenir le développement d'un potentiel vaccin, sur lequel travaille la société de biotechnologie Moderna, et qui entre dans la dernière phase de son essai clinique.

Le Brésil reste le pays d'Amérique latine le plus touché par la pandémie. Avec désormais plus d'un million de morts pour 3 millions de cas, le pays se situe au deuxième rang mondial en termes de nombre d'infections. Le président Jair Bolsonaro a fait de sa propre contamination (il est désormais guéri) un moyen de communication, usant de la provocation lors d'une conférence de presse, apparaissant sans masque. La pandémie continue néanmoins de s'étendre sur tout le territoire brésilien et de nombreux experts estiment que le bilan, qui serait largement sous-estimé, devrait considérablement s'alourdir dans les prochaines semaines.

En Chine, où le Covid-19 est apparu officiellement en décembre dernier, l'épidémie semblait à nouveau sous contrôle, après une première stabilisation de la situation au début du printemps, puis après l'apparition de nouveaux cas à la mi-juin, en particulier à Pékin, et le retour de mesures de restrictions. Après une légère augmentation la semaine dernière, le bilan total s'affiche à 84 756 cas et 4 634 morts. Les autorités ont par ailleurs indiqué que toute personne désirant se rendre en Chine en avion devra désormais présenter un test négatif réalisé dans les cinq jours précédant le départ.

Parallèlement, l'enquête sur l'origine du virus se poursuit dans le pays. Lundi 3 août, l'Organisation mondiale de la Santé a indiqué qu'un premier pas avait été fait, même si le chemin reste long. "L'équipe avancée de l'OMS qui s'est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d'efforts conjoints pour identifier les origines du virus ", a annoncé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lundi. Prochaine étape dans la quête de la vérité ? "Des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d'infection des premiers cas ", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Jeudi 13 août, l'Espagne comptabilise 328 784 contaminations et 28 579 morts au total. L'inquiétude sur l'émergence d'une deuxième vague grimpe dans le pays, notamment au vu de la situation en Catalogne. Un reconfinement de la population a été décidé dans le comté de Lérida. Plus de 200 000 personnes doivent rester chez elles depuis mercredi 15 juillet. À Barcelone, les 4 millions d'habitants de l'agglomération ont été appelés à "rester chez eux dès qu'il ne leur est pas indispensable de sortir" par le gouvernement catalan, qui a également décidé de fermer les cinémas, les théâtres, les discothèques et d'interdire les réunions de plus de dix personnes et les visites dans les maisons de retraite.

La France envisage de fermer à nouveau les frontières avec son voisin espagnol et déconseille à ses habitants de se rendre en Catalogne. Du côté des autorités locales, il a été décidé de mettre les bouchées doubles concernant le dépistage. Désormais, celui-ci se fait au porte-à-porte, du moins dans trois villes de la région. Sont concernées Ripollet, Sabadell et Terrassa. Les autorités ont annoncé le confinement de la ville d'Aranda del Duero, à 150km au nord de Madrid, pour une durée de deux semaines. 

En Italie, les autorités sanitaires faisaient état jeudi 13 août d'un bilan total de 251 713 cas depuis l'apparition du virus dans le pays pour 35 225 décès au total. La vigilance est toujours de mise notamment depuis la découverte, fin juin, de plusieurs foyers épidémiques, notamment à Rome, la capitale du pays. Les autorités ont par ailleurs prolongé mercredi 29 juillet l'état d'urgence en vigueur jusqu'au 15 octobre. 

Le Royaume-Uni comptait jeudi 13 août, selon The Coronavirus App, un total de 313 798  contaminations, pour 46 706 décès. Et alors que le pays poursuit son déconfinement progressif - l'ensemble des magasins ont été autorisés à rouvrir le 15 juin, le port du masque est par ailleurs obligatoire dans les transports, et la réouverture des bars et des restaurants a, elle, eu lieu le 4 juillet -, une étude réalisée par des chercheurs de l'University College London et de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et publiée mardi 4 août se montre particulièrement alarmiste sur le sort du pays. La Grande-Bretagne pourrait, selon elle, faire face à une deuxième vague deux fois plus virulente que la première en septembre. En cause ? La rentrée scolaire. Un drame qui surviendrait néanmoins dans le cas où aucun système efficace permettant de suivre et de tester les malades ne serait mis en place d'ici là. "Sans un système suffisamment important de tests, traçage et isolement, la réouverture des écoles conjuguée à celle de l'économie pourrait, quel que soit le scénario, entraîner une deuxième vague de COVID-19", affirment ainsi les auteurs de l'étude publiée dans la revue The Lancet Child and Adolescent Health.

Il faut dire qu'outre-Manche, la rentrée scolaire suscite bien des débats depuis quelques jours, avec toujours une seule et même question : comment rouvrir les écoles sans courir à la catastrophe sanitaire ? Et les propositions originales ne manquent pas. L'idée de fermer les pubs pour compenser les risques liés à la réouverture des écoles est notamment évoquée. "Je pense que nous sommes dans une situation où la plupart des gens pensent que l'ouverture des écoles est une priorité pour la santé et le bien-être des enfants, mais que lorsque nous le ferons, nous allons remettre en contact de nombreux ménages. En fait, fermer certains autres réseaux, d'autres activités, pourrait bien être nécessaires pour nous permettre d'ouvrir des écoles", a estimé samedi 1er août sur BBC4 le professeur Graham Medley, membre du Scientific Advisory Group for Emergencies (SAGE), l'équivalent du Conseil scientifique outre-Manche. Et d'interroger : "Cela peut se résumer à la question de savoir quels compromis vous faites. C'est une question de priorité. Pensons-nous que les pubs sont plus importants que les écoles ?"

En Allemagne, 1 328 cas supplémentaires de Covid-19 ont été signalés en 24 heures jeudi matin, selon les derniers chiffres transmis par l'Institut Robert Koch (RKI) pour les maladies infectieuses, chargé du suivi de l'épidémie dans le pays. Au total, l'Allemagne recense 220 727 cas de coronavirus depuis le début de l'épidémie. Sept décès supplémentaires ont été rapportés, le bilan total s'affichant à 9 369 décès. Les autorités s'inquiètent de la possible arrivée d'une deuxième vague dans un pays, jusque-là relativement épargné par rapport à ses voisins, et ce d'autant plus qu'une partie des écoliers à retrouver les bancs de l'école lundi 3 août.

Depuis le samedi 8 août, les voyageurs de retour de zones à risque - à savoir, la plupart des pays hors Union européenne, les communautés autonomes d'Aragon, de Catalogne et de Navarre, et donc depuis mercredi Anvers - "seront obligés de passer un test. C'est-à-dire que celui qui revient d'une telle zone doit apporter avec lui un résultat de test négatif (datant de moins de 48 heures) ou se faire tester ici", a détaillé le ministre fédéral allemand de la Santé, Jens Spahn, à l'occasion d'une conférence de presse. Néanmoins, du côté des stades, l'optimisme est de rigueur. Mardi 4 août, les clubs allemands de première et seconde divisions ont évoqué la question du retour des supporters dans les stades. Et si une validation des gouvernements locaux sera non négociable, les clubs professionnels allemands se sont pour leur part accordés sur un possible retour des supporters dans les stades mi-septembre. Aucune date ni aucun chiffre précis n'a pour l'heure été communiqué. 

Au Portugal, 278 nouveaux cas et 3 décès ont été recensés lors des dernières 24h, portant les totaux à 53 223 cas et 1 764 morts. À Lisbonne, certaines parties de la capitale sont toujours sujettes à des mesures de confinement des habitants. Les locaux ne peuvent sortir de leur domicile que pour l'achat de nourriture ou de médicaments. Les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits. La région de la capitale regroupe plus de la moitié des cas découverts au Portugal. 

Depuis le 1er juillet, le Portugal est ainsi découpé en trois zones. Dans celle où les règles sont les moins strictes, le port du masque reste obligatoire dans les transports et lieux fermés mais les rassemblements sont autorisés jusqu'à 20 personnes. Dans la deuxième zone, qui concerne Lisbonne et ses environs, on parle d'état de "contingence". Les regroupements sont limités à 10 personnes et les commerces ferment dès 20h. Enfin, dans la troisième zone qui concerne les quartiers les plus touchés de Lisbonne, le confinement est en vigueur et les regroupements limités à 5 personnes maximum.

La Belgique enregistre, jeudi 13 août, 639 nouveaux cas, ce qui porte le total à 75 647 contaminations. Quinze décès supplémentaires ont été enregistrés lors des dernières 24h, pour un total de 9 900 morts depuis le début de la pandémie. Mercredi 5 août, il a été annoncé que les 225 employés travaillant dans la salle de découpe d'un abattoir à Staden, dans le nord-ouest de la Belgique, ont été mis en quarantaine. D'après le bourgmestre de cette ville d'un peu plus de 11 000 habitants, Francesco Vanderjeugd, six cas positifs avaient initialement mis les autorités en alerte. Depuis, d'autres tests ont été effectués et 18 cas de coronavirus sont recensés parmi les salariés de cet abattoir spécialisé dans le porc.

La Belgique fait actuellement face à une recrudescence du nombre de cas. Il y a quinze jours, les autorités ont annoncé une augmentation de 89% des contaminations entre le 12 et le 18 juillet et ont rappelé la nécessité "d'agir vite" pour éviter de nouvelles restrictions. Mardi 4 août encore, l'Institut de santé publique Sciensano a annoncé que le nombre moyen d'infections au coronavirus est passé à 517,1 par jour entre le 25 et le 31 juillet, soit une augmentation de 60% par rapport à la semaine précédente. Dans le pays, les autorités s'inquiètent de la multiplication des foyers de contagion, surtout dans les quartiers jugés pauvres. 

Alors, pour faire face à la crise sanitaire, le gouvernement a mis en place des mesures drastiques. Parmi elles, on trouve notamment la diminution conséquente de ce que l'on appelle la "bulle de contact", à savoir le cercle de personnes avec qui les mesures de distanciation ne doivent pas être impérativement respectées. Alors qu'elle était de 15 personnes, elle a été ramenée à... cinq personnes par foyer. Déjà obligatoire depuis le 11 juillet dans les magasins, les salles de cinéma, les lieux de culte, les musées ou encore les bibliothèques, le port du masque est également devenu obligatoire fin juillet dans "tout endroit à forte fréquentation".

Enfin, en cette période de congés, le gouvernement a aussi revu sa politique de déplacement à l'étranger. Samedi 1er août, les "voyages non essentiels" vers les régions espagnoles de Navarre, Aragon, Barcelone et Lérida en Catalogne, la région lémanique en Suisse (Vaud, Valais, Genève) ainsi que le département français de la Mayenne ont été interdits. Il en va de même pour les régions de Severoiztochen et Yugozapaden en Bulgarie, ainsi que le centre, sud-est, le sud-munténie et le sud-ouest Olténie en Roumanie, et la ville de Leicester au Royaume-Uni. Pour toutes les personnes en provenance de ces zones et qui souhaiteraient se rendre en Belgique, une quarantaine et un dépistage sont désormais obligatoires.

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