France

Covid-19 : faut-il prendre une assurance spéciale pour voyager à l'étranger cet été ?

Covid-19 oblige, les vacances d’été 2020 ne seront pas comme les précédentes. Dans la plupart des pays, les gouvernements encouragent le tourisme de proximité, à la fois pour limiter les risques de propagation du virus mais aussi pour soutenir une économie touristique mise à mal par les restrictions. Pour autant, tous les Français ne resteront pas dans l’hexagone. Et pour ceux qui quitteront le pays, le contexte sanitaire incite à la prudence.

À l’étranger, quelle couverture offre une assurance santé classique ? Les cartes bancaires suffisent-elles ? Une assurance voyage est-elle indispensable ? Décryptage des différentes options avec David Dumont, président d’Insurly, comparateur d’assurances voyage en ligne et courtier en assurances.

Sécurité sociale et mutuelle : des garanties très faibles

En France, 95% des habitants disposent d’une complémentaire santé permettant de financer les dépenses non couvertes par l’assurance maladie. Mais à l’étranger, les garanties offertes par ce dispositif sont très limitées. "Certaines mutuelles assurent une couverture en Europe mais en général, ce n’est pas le cas, assure David Dumont. Ensuite, il y a la sécurité sociale qui peut rembourser des frais en Europe. Mais elle le fait sur le barème de frais français." L’assurance maladie précise en effet que lors d’un séjour en Europe, le voyageur français bénéficiera "de la prise en charge de (ses) soins médicaux selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays".

En cas, par exemple, de visite chez un médecin, la Sécu remboursera ainsi la même somme qu’en France. La mutuelle, elle, ne remboursera rien. La différence à payer, qui est d’autant plus importante que le soin est lourd, par exemple pour une hospitalisation, sera donc à la charge du patient. Quoi qu’il en soit, il est fortement recommandé de se procurer, avant de partir, une carte européenne d’assurance maladie (CEAM). Hors Europe, c’est encore pire : rien n’est pris en charge par la Sécu, "sauf quelques cas particuliers comme les grosses urgences", et rien par les mutuelles. "Seuls les soins médicaux urgents et imprévus pourront, éventuellement, être pris en charge", confirme en effet l’Assurance maladie.

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Cartes bancaires : des plafonds assez bas

Les globe-trotteurs le savent bien : les cartes bancaires (CB) offrent des garanties qui, souvent, conduisent à se dispenser de prendre une assurance voyage spécifique. "Une CB Visa classique couvre des frais médicaux, mais sur des plafonds très bas, jusqu’à 11 000 euros, observe David Dumont. Sachant que, dans la plupart des pays, une nuit d’hospitalisation en réanimation coûte au moins 1000 euros, ce ne sera pas suffisant si l’on est admis après avoir été contaminé au Covid-19".

Les CB haut de gamme, comme la Visa Premier ou la Mastercard Gold, offrent, elles, plus de marge : "Dans des pays comme le Canada, l’Australie, le Japon ou les États-Unis, on a des frais de santé qui sont très chers et si on a un problème, les plafonds de garantie de ces cartes sont limités à 155 000 euros. Ça peut se révéler très insuffisant pour ces pays". 

Assurances voyage : le risque Covid est-il pris en charge ?

Pour des vacances à l’étranger, la garantie la plus sécurisée reste la souscription d’une assurance voyage. Jusque-là, toutefois, les contrats d’assurance standard précisaient noir sur blanc : "Épidémies non couvertes". "Mais ça a changé récemment, depuis le Covid, assure David Dumont. Maintenant, la plupart des assurances couvrent le risque de Covid pour ce qui est des frais médicaux, d’hospitalisation et de rapatriement médical. Attention, c’est uniquement si l’on est malade. Si on se trouve dans un pays où l’épidémie repart, qu’on veut rentrer parce qu’on a peur, le rapatriement n’est pas prévu."

Avant de souscrire ce type d’assurance, il est donc recommandé de bien s’assurer que le risque lié au Covid est couvert. Aussi, dans le cadre d’un voyage hors Europe, il faut vérifier que le pays dans lequel on se rend n’est pas "déconseillé" par le ministère des Affaires étrangères. "Certaines assurances ne couvriront pas le pays s’il est déconseillé", prévient le président d’Insurly. Si l’on doit aller, par exemple, aux États-Unis ou au Brésil, pays où le virus circule fortement, mieux vaut poser directement la question à son assureur.

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Mention "Covid" indispensable

Dans certains pays, une assurance voyage précisant explicitement une "prise en charge des soins Covid" est obligatoire. Selon le recensement d’Insurly, c’est le cas de la Thaïlande, de l’Ukraine, de Dubaï, de la Polynésie française, d’Israël et du Cambodge. Liste probablement non-exhaustive.

Prendre une assurance sur place ?

Sous réserve de s’être bien assuré de la couverture offerte par une assurance voyage souscrite en France, notamment vis-à-vis du risque Covid, prendre une assurance dans le pays d’accueil ne semble pas indispensable. "Ça peut sans doute être utile pour des voyageurs fréquents, ou pour des gens qui ont la double nationalité et qui connaissent bien le fonctionnement de santé du pays", note néanmoins David Dumont. Dans ce cas, les modalités, qui varient d’un pays à l’autre, sont à étudier sur place.

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