France

Covid-19 : les entreprises devront avoir un stock de masques

Protéger les salariés en cas de deuxième vague, mais aussi répartir les stocks sur tout le territoire et écouler la surproduction : le gouvernement veut faire d’une pierre trois coups en demandant aux entreprises d’emmagasiner au minimum dix semaines de masques pour leurs salariés.

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Le ministre de la santé Olivier Véran a indiqué sur RTL que cette mesure s’inscrit dans « le plan en cas de rebond de l’épidémie (de Covid-19), afin d’éviter à tout prix de revenir à une solution de confinement généralisé ». Mais aussi qu’elle permettra de « décentraliser » les stocks de masques.

Pour François Asselin, président de la CPME, « les entreprises continueront de tout faire pour protéger leurs salariés », mais cette demande de stock représente « un investissement non négligeable qu’il faut anticiper ». « Il n’y a pas si longtemps, les entreprises ont été généreuses avec leurs réserves de masques pour venir au secours de l’État et de ses personnels soignants qui n’avaient pas de stock », rappelle le représentant des PME. Interrogé sur le financement, Olivier Véran s’est contenté d’assurer que les employeurs seraient « accompagnés ».

Écouler un surplus de masques français

Derrière les enjeux de santé publique, la bataille est aussi économique. Pendant la période de confinement et face à la pénurie, plus de 400 entreprises françaises du textile ont produit jusqu’à 25 millions de masques en tissu par semaine. Mais difficile désormais d’écouler ce stock. Début juin, le président de l’Union des industries textiles, indiquait à La Croix avoir « environ 50 millions de pièces sur les bras ».

Le gouvernement appelle donc les entreprises françaises à privilégier le masque en tissu made in France, par ailleurs meilleur pour l’environnement car réutilisable contrairement aux masques à usage unique qui sont le plus souvent importés d’Asie.

La secrétaire d’État à l’économie Agnès Pannier-Runacher a toutefois relevé un effet d’aubaine chez certains producteurs français, épinglant notamment une société avec un stock de 20 millions de masques fabriqués « sans avoir de contrat ». « Il est quand même d’usage de fabriquer en ayant des commandes », a-t-elle commenté, distinguant les fabricants pour qui cette activité a été ponctuelle et a permis de sauver « des milliers d’emplois » en attendant de reprendre leurs affaires, et ceux qui ont totalement réorienté leur production vers les masques sans s’interroger sur la demande.

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