France

Des journalistes refusent un "droit de censure" de la police sur leurs reportages

RSF porte plainte contre le préfet de police de Paris

Reporters sans frontières a porté plainte contre le préfet de police de Paris, Didier Lallement, "suite aux violences policières commises sur des journalistes lors d’une opération d’évacuation de migrants" à Paris, lundi 23 novembre.

L’organisation a notamment porté plainte pour "violences volontaires aggravées ayant entraîné une incapacité totale de travail de plus de huit jours" ainsi que pour "entrave à l’exercice de la liberté d’expression".

"Un droit de censure" sur les reportages et documentaires, est dénoncé par un texte rendu public samedi 28 novembre et signé par des journalistes de l’audiovisuel. Des conventions de tournage de plus en plus contraignantes sont imposées, selon les professionnels de l’information, au mépris de la liberté d’informer.

Des tentatives de contrôles de plus en plus importantes

"Les tentatives de contrôle de nos tournages par les pouvoirs publics (police, justice, administration pénitentiaire, gendarmerie notamment), n’ont jamais été aussi pressantes", affirment les signataires, réalisateurs de documentaires, rédacteurs en chef, directeurs de l’information et producteurs de magazines d’actualité.

"Un exemple illustre cette dérive. Avant d’autoriser à filmer des policiers dans l’exercice de leurs fonctions, le service de communication de la police nationale exige désormais un droit de validation du reportage avant diffusion", ajoutent-ils.

"Les conventions de tournage établies à l’origine pour protéger la sécurité des personnes ou d’institutions dans des cas très spécifiques sont ainsi insidieusement détournées de leur esprit initial. De nouveaux alinéas fleurissent sous des formes diverses qui deviennent une claire entrave à nos prérogatives éditoriales et au droit du public à l’information", ajoutent les signataires. Ils demandent aux pouvoirs publics "de renoncer à ces conventions qui portent atteinte aux droits de la presse".

Un texte publié dans un contexte tendu

"Il est impensable que la cohérence globale d’un reportage sur le plan juridique, éthique et déontologique soit supervisée par des ministères."

"Ces demandes de conventions arrivent par ailleurs dans un contexte où l’article 24 de la loi sur la sécurité globale inquiète de très nombreuses rédactions et agences de presse", poursuit le texte.

"En exigeant une validation de nos reportages et documentaires, les pouvoirs publics veulent s’octroyer un droit à la censure inacceptable", et "aucun journaliste ayant pour vocation d’informer librement le public ne peut l’accepter", dénonce-t-il, et "pas plus que nous, le public ne saurait comprendre la persistance de cette obstruction à la liberté d’informer".

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