France

Deuxième confinement : le blues des employés de supermarché

Comme une impression de déjà-vu. Dès mercredi, alors que la perspective d’un reconfinement n’était encore qu’une rumeur, de nombreux clients couraient déjà dans les supermarchés pour faire leurs stocks. Si la ruée semble d’une moindre mesure qu’en mars, les employés de grandes surfaces peuvent craindre une pression comparable à celle éprouvée lors du premier confinement.

« On a vu des trucs ahurissants » lâche Margaux*, caissière dans un supermarché de Moselle. Dès hier, « il y avait des caddies avec 4, 5 ou 6 paquets de rouleaux de papier toilette et bien sûr de grosses quantités de pâtes ». En Normandie, dans le supermarché Leclerc où il travaille, Julien assure que la seule vente de ces produits a dépassé les 10 000 € mercredi « On a fait un retour en mars littéralement » estime Jeanne employée chez Lidl, « les gens recommencent à faire leurs stocks, ça a été une journée assez compliquée ».

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Communiquer pour éviter la ruée

Avant même les annonces du chef de l'État, les enseignes de grande distribution ont communiqué pour se dire prêtes à un nouveau confinement. Lundi, au micro d’Europe 1, le patron de Panzani Xavier Riescher a assuré que la production de blé avait augmenté pour affronter une deuxième vague. « La grande distribution a des stocks et nous avons des stocks également. Cette fois, nous serons beaucoup plus sereins. Les choses sont bien gérées. Il y aura suffisamment de blé pour assurer l’ensemble de la production ». Lors du premier confinement, la vente de pâtes avait augmenté de 100 %, l’État avait dû débloquer des fonds d’urgence. Mais pour autant il n’y a pas eu de pénurie.

Le P.-D.G. de Leclerc a annoncé mardi sur Twitter une hausse de 30 % des ventes de pâtes et de 20 % de papier toilette depuis une semaine. Tout en appelant les Français à ne pas se ruer dans les magasins.

De son côté, le P.-D.G. de Système U accuse les médias d’exagérer la situation.

« Les gens vont nous parler comme à des chiens »

Pas de manque pour les clients mais du stress pour les employés. Eva, qui travaille au rayon boulangerie d’un Intermarché en Lorraine, « redoute » les prochains jours. « Mercredi, il y avait déjà beaucoup de clients. Résultat : je suis forcé de bâcler mon travail en rayon car je dois aller en caisse ». Idem pour Julien qui a dû quitter les produits d'électroménager pour prêter main-forte dans les allées pâtes, boîtes de conserve et farine.

Surtout, les salariés craignent l’attitude des clients. « Ça va être horrible » lâche Élise, caissière dans un supermarché en Gironde, « les gens vont nous parler comme à des chiens. En période de confinement, les clients sont désagréables et se sentent comme des rois ». Eva craint de revivre le mauvais souvenir du printemps : « Ça a été la pire période de ma vie de boulangère, les gens nous gueulaient dessus, plusieurs fois je suis rentrée en pleurant ». Autour d'elle, « des collègues disent qu’elles vont se mettre en arrêt maladie s’il y a un deuxième confinement ». Eva déplore en prime un manque de soutien de la part de la direction : « Mon patron est absent ». Tandis que Julien soupire : « On n'a même pas été remerciés pour l'aide apportée ».

Dernier problème, selon Julien : « Les gens ne respectent pas les distances de sécurité, les clients se bousculent dans les rayons ». Sur ce point, d'autres sont plus optimistes. « Ça va, on est là » rassure une caissière du cinquième arrondissement parisien. « J’aborde la période sereinement » ajoute Margaux qui n’a pas connu le premier confinement en supermarché. « On est très bien sécurisés, super encadrés, on a du plexiglas tout autour de nous ». Mais tous conviennent d’une chose : la période de confinement correspondra à une surcharge de travail. Et en espèrent une autre : des recrutements.

*Les prénoms ont été changés

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